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Chine : le petit commerce des grandes purges de Xi Jinping

L'Express ·
Chine : le petit commerce des grandes purges de Xi Jinping

Xi Jinping a fait de la lutte anticorruption l’une des grandes affaires de son règne .

Certains fonctionnaires en ont fait une petite affaire commerciale.

Selon le Wall Street Journal , des responsables chinois transmettent clandestinement des informations sur les prochaines victimes des purges anticorruption du gouvernement chinois.

Les noms ne sont pas toujours écrits : une photo, un curriculum vitae, un homophone ou un emoji peuvent suffire.

Celui qui sait avant les autres quel responsable va tomber peut vendre l’information, protéger un proche, déplacer de l’argent ou spéculer sur une entreprise exposée.

Depuis l’arrivée de Xi Jinping au pouvoir, en 2012 , la Chine mène une campagne anticorruption d’une ampleur considérable : plus de sept millions de personnes ont été sanctionnées pour des manquements allant des pots-de-vin à la divulgation de secrets.

L’an dernier, 983 000 personnes ont encore été disciplinées, un record, selon le Wall Street Journal .

Ces enquêtes se déroulent dans un grand secret, mais leurs conséquences peuvent être immédiates.

Un responsable averti peut faire disparaître des preuves, déplacer des fonds ou tenter de fuir.

Des cadres peuvent se positionner sur un poste bientôt vacant.

Des investisseurs, eux, peuvent vendre à découvert les actions d’une entreprise susceptible d’être touchée par l’arrestation d’un dirigeant.

Le renseignement à 100 euros D’après Banyuetan , un magazine de l’agence officielle Chine nouvelle, cité par le Wall Street Journal , certaines informations partent de responsables du Parti puis passent entre plusieurs intermédiaires avant d’atterrir dans des groupes en ligne.

L’accès peut coûter de quelques dizaines à plusieurs centaines de yuans, soit jusqu’à environ 100 euros.

D’autres comptes préfèrent gagner de l’argent avec les vues, quitte parfois à gonfler les accusations ou à inventer des scandales.

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