dimanche 18 octobre 2026 SourcesÀ propos🌓
🇫🇷 FR ▾
DERNIÈRE MINUTE
› "Lamentable", "irresponsable", "inquiétante"... La classe politique réagit à l'allocution d'Emmanuel Macron après les violences urbaines du 17 octobre› EN DIRECT – Lendemain du 17 octobre : les scènes de dégradations ont repris ce dimanche soir au Forum des Halles à Paris› Journée du 17-octobre: "Le gouvernement a perdu le contrôle de la situation", déclare Sébastien Chenu, vice-président du RN› Violences du 17 octobre : après les saccages, la bataille des responsabilités est violente› La Lazio surclasse la Juventus à Turin et recolle à l'Inter Milan en tête de Serie A› Pillages, affrontements, gaz lacrymogènes... de nouvelles violences à Paris, Lyon et Marseille› Arteta : «Nous sommes capables de gagner de différentes manières»› Toyota retrouve son titre des constructeurs dès l'avant-dernière épreuve de la saison : « Quelles que soient les conditions, ils étaient plus forts »› Angers - OM. « Tout n’est pas parfait non plus » : Bruno Genesio satisfait de la réaction, mais avec encore du boulot› League of Legends : la Karmine Corp facilement qualifiée pour le tour principal des Worlds› "Lamentable", "irresponsable", "inquiétante"... La classe politique réagit à l'allocution d'Emmanuel Macron après les violences urbaines du 17 octobre› EN DIRECT – Lendemain du 17 octobre : les scènes de dégradations ont repris ce dimanche soir au Forum des Halles à Paris› Journée du 17-octobre: "Le gouvernement a perdu le contrôle de la situation", déclare Sébastien Chenu, vice-président du RN› Violences du 17 octobre : après les saccages, la bataille des responsabilités est violente› La Lazio surclasse la Juventus à Turin et recolle à l'Inter Milan en tête de Serie A› Pillages, affrontements, gaz lacrymogènes... de nouvelles violences à Paris, Lyon et Marseille› Arteta : «Nous sommes capables de gagner de différentes manières»› Toyota retrouve son titre des constructeurs dès l'avant-dernière épreuve de la saison : « Quelles que soient les conditions, ils étaient plus forts »› Angers - OM. « Tout n’est pas parfait non plus » : Bruno Genesio satisfait de la réaction, mais avec encore du boulot› League of Legends : la Karmine Corp facilement qualifiée pour le tour principal des Worlds
À la une

« Rouges-Truites » de Pierric Bailly : extrait exclusif de son roman de la rentrée

Ouest-France ·
« Rouges-Truites » de Pierric Bailly : extrait exclusif de son roman de la rentrée

Delphine n’a qu’un an de plus que moi, mais dès l’école primaire deux niveaux nous séparaient, puisqu’elle a sauté une classe, ou plutôt, pour être précis, accompli le CE1 et le CE2 la même année. Il est plus fréquent de voir des enfants précoces enjamber le CP, et plus courant qu’une classe à deux niveaux rassemble des élèves de CP et de CE1 ; aux Hérauds, il n’y avait qu’une classe pour les cinq niveaux du primaire. J’ai appris plus tard que certains parents dont les enfants étaient scolarisés à Lans ou à Villard exprimaient des doutes quant à la qualité de l’enseignement dans de telles conditions, pourtant le principe d’être tous mélangés était au contraire très favorable aux apprentissages. Maîtresse Joëlle nous demandait de soutenir les plus jeunes, de les aider quand ils butaient sur un point de grammaire ou une leçon d’histoire, et il n’y a rien de tel, pour consolider et étoffer ses connaissances, que développer sa capacité à les transmettre. Cette idée me guide encore aujourd’hui que je suis moi-même enseignant, même si c’est au collège, avec des cours qui ne dépassent jamais une heure. Mais ne brûlons pas les étapes et revenons à l’école des Hérauds, hameau de la commune de Lans-en-Vercors, à la fin des années 1980. Cette école que Delphine et moi étions la quatrième génération de notre famille à fréquenter, et que Paloma et Leo ont rejointe au début de cette fameuse année où ma sœur a progressivement glissé de l’îlot des CE1 à celui des CE2. Dès lors, Delphine et Paloma n’allaient plus se lâcher d’une semelle.

Paloma, Leo et leur père venaient d’arriver sur le plateau et étaient nos voisins les plus proches. La petite maison qu’ils avaient investie donnait sur notre jardin et, les premiers temps suivant leur installation, mon père leur a proposé des coups de main et donné des conseils pour s’intégrer dans le hameau – la commune de Lans en comptait une trentaine, le nôtre s’appelait Les Bruyères. On a très vite appris que la mère des deux enfants était morte, on ne savait rien de plus à ce sujet. Pascal ne parlait jamais de sa femme défunte, il ne parlait pas de grand-chose, de toute façon, c’était un homme discret, on pourrait même dire secret, on devrait surtout dire craintif, et à un point qui le rendait un peu effrayant. Il fuyait le regard de ses interlocuteurs, ses yeux étaient d’ailleurs planqués aux trois quarts derrière d’immenses paupières tombantes. Il travaillait comme moniteur d’escalade et s’absentait pendant plusieurs jours pour accompagner des groupes aux quatre coins de la France. Quand il était chez lui, il passait la plupart de son temps avachi dans son fauteuil de jardin en plastique face à un cendrier débordant de mégots ratatinés.

Si Pascal parlait peu, au hameau on parlait beaucoup de lui. Chacun avait son petit avis sur le bonhomme, qui pouvait inspirer du dépit, de la répulsion, voire de la peur, comme c’était le cas pour ma mère. Mon père prenait toujours sa défense, il avait peut-être simplement pitié. Il l’invitait de temps en temps à boire l’apéro à la maison, et jamais Pascal ne nous rendait la pareille.

Lire l'article complet sur Ouest-France ›

5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.ouest-france.fr — le contenu appartient à Ouest-France.

Plus de Ouest-France

Tout voir ›

Plus dans À la une

Tout voir ›