11,6 millions d'élèves font leur rentrée, marquée par quelques nouveautés dont l'interdiction du portable au lycée
Les cartables ressortent du placard. 11,6 millions d'écoliers, collégiens et lycéens font, mardi 1er septembre, leur rentrée, marquée par quelques nouveautés, comme l' interdiction du portable au lycée , et pour certains par des perturbations après une importante cyberattaque ayant visé l'Éducation nationale.
Révélé fin juillet par le ministère, le piratage a conduit à la suspension préventive de nombreux outils numériques. Si un retour à la normale a été annoncé dans 28 des 30 académies, celles de Toulouse et de Nantes restent fortement perturbées .
"Nous ferons l'appel à partir de listes papier. C'est 'Retour vers le futur'", ironise auprès de l'AFP Joeffrey Renaud, professeur d'histoire-géographie dans l'académie de Nantes et représentant du Snes-FSU, principal syndicat dans le second degré.
Les personnels doivent encore composer avec l'absence d'accès aux messageries professionnelles, aux bases de données des élèves et des familles ou à certaines applications administratives.
Dans les deux académies, "la rentrée se fait dans des conditions techniquement difficiles pour les personnels de direction notamment, mais elle se fait évidemment dans des conditions ordinaires pour les élèves", a toutefois assuré lundi 31 août le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray.
"Chacun fait de son mieux pour que cette rentrée se déroule dans les meilleures conditions possibles", abonde Yvon Manac'h, secrétaire académique du SNPDEN-UNSA, principal syndicat des chefs d'établissement, dans l'académie de Toulouse.
Pour les élèves, les conséquences de la cyberattaque se traduiront notamment par un accès limité aux outils numériques. "Ils n'auront pas accès à tout ce qui relève des bases numériques", explique ce proviseur d'un lycée de la banlieue toulousaine, précisant que les emplois du temps seront distribués en version papier.
L'affectation des élèves encore sans établissement pourrait également prendre un peu plus de temps que prévu, ces opérations devant être réalisées manuellement, prévient-il.
Pour cette première rentrée en tant que ministre de l'Éducation, et vraisemblablement sa dernière, Édouard Geffray se rendra mardi au lycée Chaptal de Mende (Lozère) avec le président Emmanuel Macron.
Ils échangeront avec élèves et enseignants sur l'interdiction du téléphone portable dans les lycées, principale nouveauté de cette rentrée. Le ministre a dénoncé une "forme d'addiction" aux écrans, qu'il considère comme une "urgence sanitaire", tout en reconnaissant que la mesure sera "un peu difficile à respecter au début".
Son application s'annonce complexe dans certains établissements, qui doivent encore adapter leur règlement intérieur et définir les dérogations autorisant l'usage des smartphones dans certains cas (paiement de la cantine, activités pédagogiques, etc.).
"Il n'y a pas un lycée qui n'interdisait pas déjà le téléphone portable le 30 juin dernier et qui pourra le mettre en œuvre.
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