"La France doit jouer son rôle dans la santé mondiale" : l'alerte d'Agnès Buzyn et Antoine Flahault avant la présidentielle
Alors que l’impact de l’environnement sur la santé inquiète un grand nombre de citoyens, que des crises sanitaires plus ou moins prévisibles se succèdent en France et partout dans le monde, la santé mondiale ne semble toujours pas à l’agenda des futures élections.
Cependant, 2027 sera une année charnière à bien des égards, notamment avec des nominations attendues dans des institutions internationales majeures.
Le sujet de la santé au niveau mondial mériterait de la part de nos gouvernants une attention particulière et une politique déterminée, car le rôle de la diplomatie dans ce domaine s’avère majeur.
Avec 1,5 milliard d’euros en 2024, la France continue d’allouer à la santé mondiale des montants conséquents, même s’ils diminuent depuis plusieurs années.
Ces sommes vont pour 60 % vers des organismes multilatéraux comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, Gavi, l’alliance des vaccins.
Le solde est versé sous forme d’aides bilatérales .
Alors que notre pays est fortement endetté, que des choix difficiles sont devant nous, que les impératifs de défense et de sécurité nationale ne s’estompent pas, la santé mondiale et d’une manière générale l’aide publique au développement doivent-elles rester une priorité pour la France ? Le pays distribue-t-il au mieux ses deniers publics ? Nous allons tenter d’apporter ici nos éclairages à ces questions.
Des risques multiples et interconnectés Nous vivons désormais dans un monde qui doit faire face à des risques multiples et interconnectés.
Avec la crise climatique, plus personne n’est à l’abri de catastrophes naturelles.
On l’a vu cet été avec les vagues de chaleur en Europe .
Dans les mois à venir, le phénomène climatique El Niño, qui s’annonce particulièrement puissant cette année, devrait causer de nouvelles sécheresses, canicules et feux de forêts en certains endroits, des cyclones et des inondations en d’autres.
Les maladies infectieuses émergentes restent un risque majeur.
La crise sanitaire du Covid-19 a bouleversé l’ordre mondial.
Les économistes estiment qu’elle aura causé 25 millions de décès durant les deux premières années de la pandémie, et coûté plus de 10 000 milliards de dollars à l’humanité .
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