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Conflits. Plus de 10 000 attaques contre des centres de santé depuis 2018 : un déni de justice, dénonce l'OMS

Le Progrès ·
Conflits. Plus de 10 000 attaques contre des centres de santé depuis 2018 : un déni de justice, dénonce l'OMS

Plus de 10.000 attaques contre des structures de santé ont été recensées depuis 2018, mais personne n'a jamais été traduit en justice, a dénoncé vendredi l'OMS.

Plus de 10.000 attaques contre des structures de santé ont été recensées depuis 2018, mais personne n'a jamais été traduit en justice, a dénoncé vendredi l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Ces attaques ont fait environ 5.700 morts et 8.500 blessés dans 29 pays et territoires, selon Altaf Musani, le directeur de l'unité humanitaire et de gestion des catastrophes de l'OMS, qui a présenté ces chiffres lors d'un point de presse à Genève.

A plusieurs reprises, le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus , a rappelé que les établissements de santé ne devraient jamais être pris pour cible. Les centres de soins et l'ensemble du système de santé relèvent du droit international humanitaire ainsi que des droits humains, et sont protégés par les Conventions de Genève, a souligné Altaf Musani. Toutefois « sur les plus de 10.000 incidents vérifiés, pas un seul n'a donné lieu à des poursuites en justice », a-t-il déploré.

Depuis début 2026, l'OMS a recensé 914 attaques, ayant fait 911 morts et 1.486 blessés, a-t-il précisé. C'est en Ukraine, au Liban et dans les territoires palestiniens que se sont déroulées la majorité de ces attaques. D'autres ont été répertoriées en Birmanie, en Iran, au Soudan, en République démocratique du Congo (RDC), au Soudan du Sud, en Russie, en Syrie et au Nigeria. Selon M. Musani, les attaques aux armes lourdes sont de loin les plus fréquemment signalées cette année, suivies de l'entrave aux soins de santé et de la violence psychologique.

Quarante-quatre concernent l'enlèvement, l'arrestation ou la détention de travailleurs de la santé et de patients, soit 148 personnes. « Quand un hôpital est attaqué, l'impact n'est pas seulement sur les personnes qui s'y trouvent », a ajouté M. Musani. « Il y a le patient qui ne peut être soigné le lendemain, l'ambulance qui ne peut procéder à l'évacuation suivante, le professionnel de santé empêché de reprendre le travail, ou les médicaments qui ne parviennent plus à d'autres établissements », a-t-il expliqué.

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