samedi 17 octobre 2026 SourcesÀ propos🌓
🇫🇷 FR ▾
DERNIÈRE MINUTE
› Manifestations de lycéens, étudiants, retraités… à quoi s'attendre ce samedi 17 octobre› Comment expliquer l'insolent succès d'Uniqlo, alors que le secteur de la mode s'effondre?› Champignons : ces espèces mortelles ressemblent à celles que vous ramassez, voici les pièges à éviter› « Je chéris mon nouveau cœur autant que j’ai aimé l’ancien » : le quotidien de Sandra, greffée depuis quatorze ans› « On me dit toujours que je fais 25 ans » : en quête d’une peau parfaite, elles partent en Corée du Sud pour des traitements dermatologiques de pointe› Loire. Deux ans après, les inondations restent un traumatisme à Rive-de-Gier : « Cela arrivera à nouveau »› Brésil : la déforestation de l’Amazonie à son plus bas historique› Zelensky, Giec et houthistes : les informations de la nuit› La porte-parole de la Maison-Blanche limogée cinq jours après sa prise de fonctions› Des occasions mais un nul qui met d'emblée l'UBB dans une position compliquée en Coupe des champions : « Une certaine justice dans ce match »› Manifestations de lycéens, étudiants, retraités… à quoi s'attendre ce samedi 17 octobre› Comment expliquer l'insolent succès d'Uniqlo, alors que le secteur de la mode s'effondre?› Champignons : ces espèces mortelles ressemblent à celles que vous ramassez, voici les pièges à éviter› « Je chéris mon nouveau cœur autant que j’ai aimé l’ancien » : le quotidien de Sandra, greffée depuis quatorze ans› « On me dit toujours que je fais 25 ans » : en quête d’une peau parfaite, elles partent en Corée du Sud pour des traitements dermatologiques de pointe› Loire. Deux ans après, les inondations restent un traumatisme à Rive-de-Gier : « Cela arrivera à nouveau »› Brésil : la déforestation de l’Amazonie à son plus bas historique› Zelensky, Giec et houthistes : les informations de la nuit› La porte-parole de la Maison-Blanche limogée cinq jours après sa prise de fonctions› Des occasions mais un nul qui met d'emblée l'UBB dans une position compliquée en Coupe des champions : « Une certaine justice dans ce match »
Monde

Sénégal: à Dakar, une marche contre les féminicides après la mort d'une femme attaquée à l'acide

RFI ·
Sénégal: à Dakar, une marche contre les féminicides après la mort d'une femme attaquée à l'acide

Au Sénégal, une nouvelle marche a eu lieu vendredi 16 octobre 2026 pour dire stop aux féminicides. Le 1er octobre, une femme de 40 ans a succombé à ses blessures après avoir été aspergée d'acide par son ex-compagnon à Dakar. Plus de 200 habitants de son quartier ont marché jusqu'à la préfecture de Grand Dakar pour demander justice et l'arrestation du suspect, toujours en fuite.

Écouter - 01:41 Par : RFI Publicité Lire la suite Avec notre correspondante à Dakar, Léa-Lisa Westerhoff

Au son des versets du Coran, un peu plus de 200 personnes sont venues exprimer leur soutien et leur choc après la mort d'Astou Pierre, 40 ans. « Nous exigeons que toute la lumière soit faite et que justice soit rendue », réclame le petit frère de la victime. Fin juin, son ex-compagnon l'avait aspergée d'acide. Après 21 jours de réanimation et 47 jours en soins intensifs, Astou Pierre est morte des suites de ses blessures, laissant derrière elle une fille.

Aminata, l'une de ses amies, tient une immense banderole « Justice pour Astou ». « On n'arrive pas à imaginer, surtout, la souffrance. L'acide, c'est inhumain, en fait. Son geste, c'est inhumain. » La famille a porté plainte, mais près de quatre mois après l'agression, aucune arrestation n'a eu lieu. Aujourd'hui, c'est tout le quartier d'Astou Pierre qui a voulu se mobiliser. « C'est la première fois que je l'entends. C'est inadmissible. C'est impensable. » s'horrifie Awa Diagne, une de ses voisines.

Vêtue d'un tee-shirt noir sur lequel apparaît le visage souriant d'Astou Pierre, accompagné de la mention « Une vie brisée par la violence », Aïcha Goudiaby s'indigne que le suspect n'ait toujours pas été arrêté. « On nous dit qu'il y a des enquêtes, on nous dit qu'il y a des enquêtes. Et depuis lors, rien, rien, rien, rien. Il n'y a pas de condamnation. On est des femmes , après tout. On est des jeunes également. Ce qui se passe au Sénégal nous fait peur, nous les femmes. »

À côté d'elle, Diodio Fall, 19 ans, exprime la même crainte face aux violences. « On n'est pas protégées [...]. On ne sait pas à qui s'adresser. Et la police ne prend pas au sérieux nos plaintes. Toujours, toujours. C'est comme ça. »

Pour Ababacar Saddikh, à l'origine du collectif Justice pour Astou Pierre, il faut à tout prix briser le tabou des violences faites aux femmes. « Nous avons besoin de sensibiliser parce que souvent, on a l'habitude de dire que la société a tendance à être passive. Il y a des traditions au Sénégal. Le soutoureu, ça veut dire qu'il est préférable que le linge sale se lave en famille. Donc, si aujourd'hui on arrive à mobiliser ne serait-ce même qu'une centaine de personnes, pour moi, on a atteint notre objectif. »

Devant la préfecture de Grand Dakar, le collectif a demandé que la police redouble d'efforts pour retrouver le suspect, que la justice se saisisse de cette affaire et que le féminicide soit enfin inscrit dans le Code pénal.

À lire aussi Féminicides au Sénégal: «Il faut une réponse institutionnelle», alerte l'écrivaine Ndèye Fatou Kane

Suivez toute l'actualité internationale en téléchargeant l'application RFI

Lire l'article complet sur RFI ›

5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.rfi.fr — le contenu appartient à RFI.

Plus de RFI

Tout voir ›

Plus dans Monde

Tout voir ›