J'ai essayé le Robot Phone d'Honor, un pur délire d'ingénierie qui tient dans la poche
Réservé au marché chinois, le premier Robot Phone d’Honor cache dans son dos un bras motorisé capable de stabiliser l’image et de suivre un sujet. Après une prise en main rapide, la prouesse technique impressionne vraiment, mais la chauffe et un prix avoisinant les 1 500 euros empêchent encore le coup de cœur sans réserve.
Il suffit d'une simple pression sur une icône de l'interface du Robot Phone d’Honor pour voir le téléphone déployer machinalement sa caméra principale au bout d'un bras motorisé et stabilisé. L’objectif suit alors un sujet, balaie la pièce ou vise le sol sans qu’il faille se tordre le poignet. Je fréquente peu les réseaux sociaux et n'utilise pas de stabilisateur en reportage et, pourtant, je reste bouche bée devant une telle merveille d'ingénierie.
Malgré son bras motorisé, le Robot Phone conserve un gabarit étonnamment compact. ©Nicolas Guyot pour Clubic
Le plus surprenant n’est pas de voir le bras du Robot Phone s’animer, mais de constater qu’Honor est parvenu à le loger dans un appareil plutôt compact. Avec son écran OLED de 6,31 pouces (16 cm de diagonale), ses 9,6 mm d’épaisseur hors bloc photo et ses 248 grammes, le Robot Phone n'a certes pas la taille de mannequin d'un iPhone Air, mais il reste moins épais que certains smartphones pliants, une fois refermés. Un exploit pour un mécanisme à quatre degrés de liberté (gimbal trois axes - panoramique, inclinaison et roulis - à laquelle s’ajoute le mouvement de bascule du bras), le tout réunissant plus de 100 composants de précision.
Le capteur principal est doté d'une définition de 200 mégapixels. ©Nicolas Guyot pour Clubic
Au dos du téléphone, le cache coulissant en plastique paraît rudimentaire au milieu de cette débauche d’ingénierie. Fixé sur l'îlot photographique du Robot Phone, il protège pourtant le bras et son optique. C'est lui qui va bloquer leur déploiement tant qu’il n’a pas été déplacé et, en cas de casse ou de perte, cette pièce en plastoc pourra être remplacée facilement et probablement à moindre coût. Une fois libéré, le mécanisme se déploie assez vite et dans un silence que seul le léger grésillement des moteurs miniatures trahit.
L’interface photo du téléphone évite aussi l’écueil de la démonstration technologique incompréhensible. Un joystick virtuel dirige la caméra et plusieurs modes verrouillent l’inclinaison, adoptent un rendu FPV ou déclenchent une rotation. En quelques minutes, on se prend à cadrer au ras du sol ou derrière un obstacle tout en gardant l’écran face à soi.
Le Robot Phone possède un gimbal mécanique sur trois axes. ©Nicolas Guyot pour Clubic
Digne d'un animatronique conçu par les imagineers des parcs à thème Disney, le suivi automatique qui anime le bras du Robot Phone est bluffant de simplicité et d'efficacité. Un double appui sur le visage ou la silhouette d'une personne suffit pour que le capteur principal de 200 mégapixels conserve la personne dans le cadre, avec une mise au point restée stable et sans saccade visible lors de notre démonstration.
Posé sur son support magnétique, le téléphone peut filmer seul un vlog, une démonstration, un direct ou un appel vidéo.
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