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Technologie

La NASA offre 150 000 dollars pour résoudre ce problème électrique sur la Lune

Numerama ·
La NASA offre 150 000 dollars pour résoudre ce problème électrique sur la Lune

Une petite décharge en touchant une poignée de porte, vous connaissez probablement. Sur la Lune, ce phénomène pourrait avoir des conséquences autrement plus sérieuses. Au point que la NASA consacre un concours à la recherche de solutions.

Ouvert le 5 octobre 2026 et présenté par l’agence le lendemain , le Lunar Grounding Challenge prévoit jusqu’à 150 000 dollars de récompenses au total. L’objectif : évacuer les charges électriques accumulées sur une combinaison avant que son occupant touche l’atterrisseur.

Marcher sur le sol lunaire provoque des échanges de charges entre les matériaux en contact. À cela s’ajoutent les interactions avec les particules chargées présentes dans l’environnement spatial.

La Lune ne bénéficie ni d’une atmosphère épaisse ni d’un champ magnétique global comme ceux de la Terre. Sa surface est donc largement exposée au vent solaire, ce flux de particules éjectées par notre étoile. Comme l’explique la NASA , les astronautes et les robots peuvent accumuler de l’électricité statique en se déplaçant sur son sol poussiéreux .

Mais le Soleil joue aussi un rôle utile : le vent solaire et les effets du rayonnement ultraviolet peuvent contribuer à évacuer les charges. Les astronautes des missions Apollo, qui ont marché sur la Lune entre 1969 et 1972, exploraient des zones éclairées et bénéficiaient de ces mécanismes naturels.

Les prochaines explorations doivent toutefois conduire les astronautes vers un environnement différent : le pôle Sud lunaire , où certains fonds de cratères ne reçoivent jamais la lumière du Soleil. Dans ces zones d’ombre permanente, les charges s’évacuent plus difficilement. Il faut donc trouver un autre moyen de les dissiper.

Un moment critique survient au retour vers l’atterrisseur. Si celui-ci est éclairé par le Soleil, il peut être légèrement chargé positivement, tandis que la combinaison a accumulé une forte charge négative. Cette différence de potentiel peut provoquer une décharge au contact. Selon la NASA, celle-ci pourrait endommager l’électronique, dégrader la combinaison ou provoquer un choc électrique dangereux. L’environnement riche en oxygène à l’intérieur du scaphandre constitue également un facteur de risque.

Le cahier des charges du concours donne une idée du défi : la solution doit gérer une combinaison à −100 000 volts, voire davantage en valeur absolue, face à un atterrisseur à environ +100 volts. Ce sont des conditions de conception, pas des mesures rapportées d’une sortie lunaire.

L’enjeu est de contrôler la décharge : le courant à l’interface avec la combinaison ne doit pas dépasser 1 milliampère, avec une cible de 0,2 milliampère ou moins. La décharge doit prendre au maximum 30 secondes, sans qu’un arc électrique touche la combinaison ou l’astronaute. Le dispositif doit aussi peser moins de 20 kg et permettre jusqu’à quatre sorties sur dix jours dans l’environnement lunaire.

Il n’est toutefois pas nécessaire d’arriver avec un prototype. La première phase porte sur des concepts techniques et des procédures d’utilisation.

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