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ENTRETIEN. Patrick Sabatier joue son premier rôle dans « Meurtres à Épinal » : « Il m’a fallu le double de travail »

Ouest-France ·
ENTRETIEN. Patrick Sabatier joue son premier rôle dans « Meurtres à Épinal » : « Il m’a fallu le double de travail »

Il a été l’un des visages les plus familiers et les plus appréciés du petit écran. Des succès populaires d’ Avis de recherche et du Jeu de la vérité sur TF1 dans les années 1980, jusqu’aux fins d’après-midi de Mot de passe sur France 2 , Patrick Sabatier a marqué l’histoire de la télévision et de la radio, cumulant près de 50 ans de carrière.

Pourtant, ce samedi 17 octobre 2026, c’est un rendez-vous d’un tout autre genre que l’animateur propose aux téléspectateurs : pour la première fois, il troque son micro d’intervieweur pour le costume de comédien dans le téléfilm Meurtres à Épina l, diffusé sur France 3 . Dedans, il incarne le commandant Émile Cabat, tout juste arrivé des douanes de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) pour se rapprocher de sa fille.

Avec la capitaine Alice Fournier (Sabine Perraud), les deux enquêteurs sont chargés de résoudre le meurtre du directeur artistique de l’Imagerie d’Épinal. Une affaire épineuse, à l’image des premiers pas de la relation entre les deux agents. Pour son premier rôle, Patrick Sabatier s’éloigne avec brio de l’image chaleureuse d’animateur construite au fil des années.

2026, c’est à la fois l’année des souvenirs, avec la célébration de vos 50 ans de carrière, mais aussi le début d’une nouvelle ère de comédien. Est-ce ainsi que vous percevez les choses ?

Je vis au jour le jour. D’un côté, j’avais ce désir profond de partager avec le public des souvenirs communs. C’est le cœur de mon livre, Souviens-toi, c’était un mercredi - en référence au 5 septembre 1976 et aux Visiteurs du mercredi . Je voulais faire pénétrer les gens dans les coulisses de mon monde, la télévision, et leur faire partager mes rencontres avec des personnages fabuleux. De l’autre, si vous m’aviez dit il y a deux ans que je jouerais dans un téléfilm, je vous aurais répondu que c’était hautement improbable. Dans ma vie, je n’ai jamais fait de plan de carrière. Au départ, je voulais être animateur radio et je n’envisageais pas la télévision. La télévision m’a offert une vie passionnante, mais heureusement, j’ai aussi pu faire près de 25 ans de radio, soit la moitié de mon parcours. Rien n’était tracé.

Quand j’ai ouvert le script, j’ai pris conscience de la responsabilité de mon engagement.

Qu’est-ce qui vous a convaincu d’accepter ce rôle, alors que vous aviez d’abord refusé ?

Je n’avais jamais fait ça de ma vie. J’ai longuement refusé. J’ai même passé un casting dans l’idée de leur prouver que j’étais mauvais pour qu’ils ne me prennent pas. Mais en le passant, j’ai réalisé que le résultat n’était pas si mal. Je dis cela sans aucune prétention, car j’ai énormément travaillé en amont. Et Jean-Luc Azoulay a été persuasif. Jean-Luc, je le connais depuis des dizaines d’années, il a produit beaucoup de mes émissions et nous nous apprécions mutuellement. À un moment donné, il m’a regardé dans les yeux et m’a dit : « Si je te dis que tu sais le faire et que tu vas bien le faire, fais-moi confiance. »

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Je l’ai fait de façon très décontractée puisque j’étais persuadé qu’ils allaient s’apercevoir que je n’étais pas bon.

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