Victime de grossophobie, la judokate française Léa Fontaine ne veut pas en rester là et annonce avoir porté plainte
Léa Fontaine ne veut plus passer sous silence la discrimination qu’elle subit. Sacrée au Grand Chelem de Lausanne dimanche 30 août, après une victoire en finale contre sa compatriote Romane Dicko chez les +78 kg, la judokate française déplore avoir été de nouveau victime de grossophobie sur les réseaux sociaux.
« Je respecte la critique sportive, les analyses techniques et le débat contradictoire. Ils font partie du sport de haut niveau, écrit-elle sur son compte Instagram. En revanche, les moqueries répétées, les attaques visant mon physique et les commentaires destinés à me rabaisser personnellement dépassent les limites d’un échange sportif normal. Une victoire peut être discutée. Une athlète ne devrait pas avoir à accepter d’être humiliée ou réduite à son apparence pour avoir gagné une compétition. »
En conséquence, pas question de ne rien dire. Elle s’exprime publiquement, prévient qu’elle prendra « les mesures appropriées à l’égard des propos qui dépasseraient les limites de la critique sportive et du respect dû à la personne » et annonce dans le même temps, auprès du journal L’Équipe, qu’elle a d’ores et déjà porté plainte. « Ça commence à toucher mes proches, donc je ne vais pas rester une fois encore à ne rien dire » , explique-t-elle à nos confrères.
« Je ne répondrai pas à chaque provocation. Je continuerai à faire ce que je sais faire : travailler, progresser et combattre avec détermination » , conclut-elle, remerciant au passage les personnes qui la soutiennent, parmi lesquelles Romane Dicko, Julia Tolofua ou encore la Fédération française de judo, qui « condamne fermement toute forme de discrimination » .
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