Limitations de Starshield en Ukraine : Elon Musk rejette la faute sur Donald Trump
Suspecté d'avoir restreint l'utilisation par l'Ukraine de son système satellitaire Starshield, Elon Musk s'est dédouané mercredi 14 octobre, en rejetant la faute sur Donald Trump .
"Les systèmes Starshield sont détenus et contrôlés par le gouvernement américain.
Toute limitation de débit ou d'utilisation est décidée par l'armée américaine et en fin de compte par le président américain", a écrit sur X le patron de SpaceX, en distinguant Starshield, utilisé par Kiev pour ses communications sur le front, et Starlink, limité aux usages civils.
Le milliardaire répondait à un message posté par Mykhailo Fedorov , l'ancien ministre ukrainien de la Défense, qui assurait que "la connectivité Starlink à des vitesses allant jusqu'à 160 km/h [était] en cours de rétablissement", et soulignait que "supprimer totalement la restriction de vitesse de Starshield [était] désormais crucial pour la défense de l'Ukraine".
Mercredi, l'Ukraine avait annoncé que SpaceX avait restreint "les services Starlink", entravant ainsi les opérations militaires du pays, alors que la détérioration des relations entre Kiev et Washington alimente les inquiétudes concernant le soutien américain sur le champ de bataille.
Des inquiétudes d'autant plus vives que deux jours de suite les Ukrainiens n'ont pas été alertés au moment d'attaques lancées par la Russie.
Concernant Starshield, des responsables militaires ont précisé que SpaceX avait commencé, sans prévenir, à interrompre le fonctionnement de ses terminaux militaires (opérationnels dans tout le pays, y compris en territoire contrôlé par les forces russes) lorsque les drones ukrainiens se déplaçaient à grande vitesse.
Volodymyr Zelensky s'est senti "trahi" par Donald Trump Cette limitation de vitesse entrave la capacité de l'Ukraine à mener des frappes contre des cibles russes sur son territoire, ainsi qu'à se défendre contre les drones russes à l'aide de ses propres drones intercepteurs, ont indiqué à Reuters une source du ministère de la Défense et une autre source militaire.
"Couper Starlink, c'est comme appuyer sur un interrupteur : tout s'arrête net", résume dans un entretien accordé à L'Express James Sherr OBE, membre honoraire du International Centre for Defense and Security, en Estonie.
"Et même s'il existe d'autres systèmes qui peuvent compenser une partie des fonctionnalités de Starlink, cela impliquerait de passer par une transition complexe.
Une coupure de Starlink constituerait donc un problème majeur", ajoute-t-il.
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