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L'Union européenne soutient la Cour pénale internationale après les sanctions américaines contre sa présidente

France Info ·
L'Union européenne soutient la Cour pénale internationale après les sanctions américaines contre sa présidente

Les Nations unies et l'Allemagne ont également apporté leur soutien à l'institution et à sa présidente, Tomoko Akane.

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Article rédigé par franceinfo avec AFP France Télévisions Publié le 19/08/2026 17:25 Mis à jour le 19/08/2026 20:04 Temps de lecture : 2min La France a condamné, mercredi 19 août, "toute forme de menace et de mesures coercitives contre la Cour [pénale internationale]" . Des sanctions américaines ont été prises mardi contre la présidente de la CPI, la Japonaise Tomoko Akane, dans le cadre d'une offensive des Etats-Unis visant l'institution, "politisée" selon Washington. Le ministère des Affaires étrangères a exprimé dans un communiqué "sa solidarité à l’égard des magistrats visés" et a affirmé que les mesures américaines "sont contraires au principe d’indépendance de la justice".

L'Union européenne a également apporté "fermement" son soutien à la présidente de la CPI, mercredi. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, Antonio Costa, ont déclaré que Tomoko Akane devait "être capable d'agir en toute indépendance et sans pression extérieure" .

Ces sanctions, annoncées mardi par les Etats-Unis , visent également l'actuel substitut du procureur de la CPI, le magistrat sénégalais Abdoulaye Seye. Elles interdisent notamment aux juges d'entrer dans le pays et bloquent toute transaction immobilière ou financière avec eux dans la première économie mondiale.

Tokyo, principal contributeur au financement de la CPI et proche allié des Etats-Unis, a déploré mercredi des mesures "très regrettables", dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères. L'Allemagne a également affirmé qu'il était d'une "importance centrale de défendre et de protéger la CPI en tant qu'institution indépendante" . "Nous soutenons la CPI ainsi que sa présidente" , a affirmé un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a quant à lui jugé sur X mercredi "inacceptables" ces sanctions, et appelé à leur levée. Ces nouvelles sanctions américaines "sapent l'Etat de droit" et constituent une "attaque flagrante contre l'indépendance d'une institution judiciaire impartiale" , a dénoncé de son côté la CPI.

Les Etats-Unis, qui n'adhèrent pas au traité international ayant institué la CPI, ont imposé des sanctions visant plusieurs magistrats de la Cour. Ils ne s'en étaient pas encore pris à sa présidente. Ces sanctions constituent principalement une réponse aux enquêtes menées par la CPI à l'encontre d'Israël, allié des Etats-Unis. La Cour a émis en 2024 un mandat d'arrêt contre le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou , du fait de la guerre dans la bande de Gaza.

"Ces personnes ont participé directement aux efforts déployés par la CPI pour enquêter, arrêter, placer en détention ou poursuivre des responsables dont le gouvernement n'a pas accepté la compétence de la CPI" , a déclaré le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, dans un communiqué.

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