Le Cap-Vert, plus brésilien des pays d’Afrique
Le foot, la musique et le carnaval sont des passions nationales. On parle ici le portugais, langue du colon, et la majorité de la population, très métissée, est descendante d’esclaves venus du continent africain. Serions-nous au Brésil ? Eh non, nous voici au Cap-Vert, ce petit pays que son beau parcours en Coupe du monde de football a un peu plus mis en lumière.
Et, de fait, lorsqu’il atterrit à l’aéroport international de Praia, la capitale capverdienne, sur l’île de Santiago, le Brésilien se sent immédiatement comme à la maison. Dans cet archipel de dix îles perdues au milieu de l’Atlantique, il suffit d’annoncer qu’on vient du Brésil pour être traité comme un membre de la famille.
Les affinités entre les cultures et les sociétés de nos deux pays sautent aux yeux à chaque rencontre que l’on fait dans les îles capverdiennes. Le chauffeur met à la radio un duo entre la chanteuse capverdienne Cesária Évora [1941-2011] et la Brésilienne Marisa Monte, la guide touristique Nilza Aline Barros nous dit son amour pour les telenovelas brésiliennes – “nos nations sont sœurs”, dit celle qui est aussi chanteuse à ses heures perdues.
La capitale Praia, forte de près de 170 000 habitants, soit un tiers de la population du pays (530 000), se concentre elle-même da
Accédez à l’intégralité de nos contenus sur le site et l’application en vous abonnant à l’offre spéciale.
En tant qu’abonné, accédez à l’intégralité des contenus de Courrier international.
Fondée en 1921, Folha de São Paulo est aujourd’hui l’un des trois plus grands quotidiens brésiliens en volume de circulation avec O Globo, de Rio, et son rival pauliste de toujours, O Estado de São Paulo. Le journal appartient à un grand groupe médiatique qui comprend notamment le portail en ligne UOL et l’institut de sondage Datafolha. Plutôt orientée vers le centre droit et le conservatisme, Folha s’oppose à la fois à la gauche de Lula et à l’extrême droite de Jair Bolsonaro. Sa ligne éditoriale a néanmoins fortement évolué au cours de son siècle d’existence. Comme une grande majorité de la presse d’envergure nationale, Folha a soutenu le coup d’État de 1964 instaurant le régime de la dictature qui a duré jusqu’en 1985. Dans les années 1980, le journal se renouvelle largement, poussé par l’arrivée de nouveaux journalistes à des postes à responsabilités. En 1989, Folha est devenue le premier journal brésilien à avoir un médiateur, dont le rôle (et les publications hebdomadaires) se maintient jusqu’à aujourd’hui. En plus des rubriques et suppléments attendus d’un grand quotidien (y compris les billets des colunistas , rôle très brésilien entre journaliste, chroniqueur et éditorialiste), Folha propose des podcasts, des vidéos, une section pour les enfants ( Folhinha pour “la petite feuille”) et une pour les ados ( Folhateen ).
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.courrierinternational.com — le contenu appartient à Courrier International.