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Friedrich Merz fragilisé : pourquoi les élections régionales pourraient changer la donne en Allemagne

L'Express ·
Friedrich Merz fragilisé : pourquoi les élections régionales pourraient changer la donne en Allemagne

Ce dimanche, près de 4 millions d'Allemands sont appelés aux urnes dans le cadre d'élections régionales qui se poursuivent.

Cette fois ce sont les habitants de Berlin et de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, un land rural situé à l'extrême nord-est du pays, sur la Mer Baltique, qui doivent voter.

Ces élections dont l'objectif est d'élire un parlement régional seront particulièrement scrutées après le scrutin du 6 septembre dernier en Saxe-Anhalt où le parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD) a infligé une lourde défaite à l'Union chrétienne-démocrate, le parti du chancelier Friedrich Merz.

Moins de deux ans avant les élections fédérales de 2029, la victoire du parti d'extrême droite a provoqué une onde de choc à tout le pays mais également en Europe.

Victoire relative de l'AfD mais chute de la CDU Selon les derniers sondages, l'AfD ne devrait pas décrocher de victoire retentissante comme en Saxe-Anhalt, mais devrait encore démontrer de sa percée.

En Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, le Parti social-démocrate (SPD) de la présidente régionale, Manuela Schwesig et le parti d'extrême droite sont donnés au coude à coude, avec entre 36% et 37% des voix chacun.

Tandis que la CDU, parti de Friedrich Merz, est à peine créditée d’un score proche de 5 %, soit le seuil minimum pour entrer au Parlement régional.

Un revers à venir, dans le fief d'Angela Merkel, l'ancienne chancelière, elle-même issue de la CDU.

Dans la ville de Berlin (considéré à elle seule comme un land), la CDU est également menacée, mais cette fois-ci par Die Linke, le parti de la gauche radicale.

Un récent sondage l'annonçait victorieuse avec près de 22 %, devant la CDU, à 20 %, et l’AfD en troisième position avec 18%.

Ces élections sont donc un nouveau test pour la CDU, en perte flagrante de vitesse.

Désillusions Élu l'an dernier en promettant des réformes pour relancer l'économie allemande en stagnation, Friedrich Merz, 70 ans, a du mal à convaincre et à fédérer.

D'autant que certaines réformes impopulaires réalisées ces derniers mois n'ont fait que creuser le ressentiment à l'égard de sa personne et de son parti, dont celle des retraites, de la fiscalité ou encore du système de santé avec une série de faux pas en matière de communication.

Désormais, la popularité du chancelier est au plus bas, juste au-dessus des 10 %.

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