TÉMOIGNAGES. La facturation électronique, « c’est le saut dans l’inconnu », mais « pas de big bang » attendu
La facturation électronique entre en vigueur ce mardi 1 er septembre. Désormais, l’ensemble des quelque 11 millions d’entreprises françaises assujetties à la TVA doivent pouvoir recevoir leurs factures par voie électronique. Pour ce faire, elles doivent avoir choisi leur plateforme agréée parmi une liste consultable sur le site des impôts. Elles pourront en changer si leurs besoins évoluent. À ce stade, seules 58 % l’ont fait. Mais pas d’inquiétude pour le gouvernement, qui se réfère à ce qui s’est passé en Belgique en début d’année. « Environ 65 % des entreprises étaient prêtes à l’échéance, avant une accélération rapide de l’adoption dans les semaines qui ont suivi. Notre objectif est de suivre une trajectoire comparable », indique-t-il.
Pour Danièle Le Gall, directrice administrative et financière de Technature, une PME de Brest (200 salariés, 28 millions d’euros de chiffre d’affaires) dans le secteur de la cosmétique, c’est un peu un saut dans l’inconnu. Elle se dit malgré tout sereine, on est restés avec le même éditeur de logiciel qui a été agréé rapidement. Et on sait qu’aujourd’hui les canaux sont ouverts .
Elle estime juste que cela va changer certaines pratiques d’enregistrement de factures. Si vous avez l’habitude, par exemple, de mettre un point dans vos numéros de facturation, il va ressortir en rejet , illustre Charles Foucque, directeur général de Sequino, filiale du Crédit mutuel Arkéa, éditeur de logiciels et plateforme agréée. La facturation électronique, c’est donc aussi de la conduite du changement.
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