Sécheresse : les Jeunes agriculteurs demandent « du concret et du rapide » pour éviter une catastrophe
Les agriculteurs, « suspendus » aux annonces d’aides promises pour jeudi par le gouvernement après un été de sécheresse historique , ont besoin de « concret et de rapide », a exhorté lundi 31 août 2026 le syndicat Jeunes Agriculteurs , qui propose aussi une contribution spéciale sur l’impôt. « On a une attente énorme, il y a un besoin de ces aides si en 2027 on ne veut pas avoir un énorme pourcentage d’agriculteurs en cessation d’activité. Si on n’a pas un plan ambitieux, on va droit vers une catastrophe agricole », a prévenu le secrétaire général Loïc Scalabrino, lors de la conférence de rentrée du syndicat.
Parmi les mesures possibles, le syndicat évoque la prise en charge des cotisations à la MSA (la Sécurité sociale des agriculteurs), la mise en place de prêts garantis par l’État à taux nul pour les jeunes agriculteurs installés depuis moins de cinq ans.
Alors qu’un exploitant sur deux arrive à l’âge de la retraite, « il est hors de question de laisser un jeune sur le bord du chemin », a dit Jocelyn Dubost, président depuis juin des JA, qui forme avec la FNSEA l’alliance dominante du syndicalisme agricole.
L’organisation, qui a présenté lundi un « livre blanc » de solutions à court et moyen termes, suggère la création d’une « contribution générale sur l’impôt pour faire face aux effets de la canicule et aux pertes subies », sur le modèle de l’ « impôt sécheresse » mis en place en 1976. Objectif, « soutenir des investissements structurants pour les prochaines années » face au changement climatique (bâtiments d’élevage ou matériel d’irrigation mieux adaptés…).
« C’est un enjeu de société, si demain on veut continuer à avoir une souveraineté alimentaire, une agriculture », a souligné M. Dubost. Car si « 30 000 à 35 000 fermes disparaissent , cela coûtera aussi cher, ce sera des territoires enfrichés, avec des effets en cascade ».
Le syndicat, qui doit être reçu le 14 septembre par le Premier ministre Sébastien Lecornu, suggère aussi la création d’un livret d’épargne dédié, ou encore de faire contribuer au réensemencement des prairies les entreprises émettrices de gaz à effet de serre.
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