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Inde : New Delhi quadrillée par la police avant une nouvelle manifestation des "cafards"

France 24 ·
Inde : New Delhi quadrillée par la police avant une nouvelle manifestation des "cafards"

La police indienne est de nouveau déployée massivement vendredi à New Delhi en prévision d'une nouvelle manifestation du mouvement des "cafards" et de l'opposition. Les protestataires demandent la démission du président de la Commission électorale, Gyanesh Kumar, après une révision contestée des listes électorales.

Par : FRANCE 24 Nouvelle mobilisation de l'opposition en Inde. La police est à nouveau sur le pied de guerre vendredi 15 octobre en prévision d'une nouvelle manifestation contre la révision des listes électorales prévue dans l'après-midi au centre de la capitale indienne.

L'opposition et le "Parti du peuple cafard" (CJP) – qui s'est imposé comme le porte-parole des colères de la jeunesse en Inde depuis mai – exigent la démission du président de la Commission électorale, Gyanesh Kumar.

Ils accusent la révision des listes engagée par son institution de bénéficier au seul camp du Premier ministre Narendra Modi , au pouvoir depuis 2014. De son côté, la commission nie toute irrégularité.

À voir aussi Inde : les manifestants s'organisent pour contourner les coupures Internet

Le week-end dernier, les forces de l'ordre ont arrêté des milliers de personnes – plus de 20 000, selon la presse locale – à New Delhi pour y empêcher une manifestation organisée par le CPJ.

Mardi, deux des dirigeants du mouvement ont été interpellés pour avoir pénétré et agité des drapeaux indiens dans une zone du centre de la capitale déclarée zone interdite par les autorités. Ils ont été incarcérés pour au moins cinq jours.

En réaction, le fondateur du CPJ, Abhijeet Dipke, a appelé ses partisans à se réunir vendredi sur une place du centre de Delhi en soutien aux deux interpellés.

Les autorités ont ordonné la fermeture de la place pour "raisons administratives".

"Pourquoi avez-vous si peur des cafards ?", leur a lancé Abhijeet Dipke. "Je veux dire à Narendra Modi que nous, nous n'avons pas peur. Si agiter le drapeau indien nous envoie en prison, nous y sommes prêts."

Toute violation des mesures prises par les autorités "entraînera une réponse légale", a averti la police, qui a précisé qu'elle autoriserait "certaines personnes" à se rassembler sur un "site approprié".

Des milliers de policiers et au moins autant de leurs barricades ont été déployées au centre-ville.

La controverse électorale a viré au bras de fer entre, d'un côté, le CPJ et l'opposition, et de l'autre, le gouvernement de Narendra Modi, accusé de dérive autoritaire .

Lancée l'an dernier pour en supprimer les doublons, les défunts et les fraudeurs, la révision des listes électorales a permis, selon les décomptes publiés dans les médias, de rayer 130 millions d'inscrits.

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