"Ça pourrait être nos mômes en face": le commandant de la CRS-8 revient sur les consignes de maintien de l'ordre avant les mobilisations de ce 17 octobre
Une journée sous haute tension pour tous. Ce samedi 17 octobre, le dispositif sécuritaire pour encadrer les 250 actions et 70 cortèges prévus lors des manifestations s’annonce très important . Parmi les équipes de police mobilisées, la CRS-8, une unité spécialisée dans le maintien de l’ordre, sera, comme depuis le début du mouvement lycéen, déployée sur le terrain à Paris.
Face aux tensions déjà observées depuis plusieurs semaines, son commandant exprime son inquiétude. "La crainte majeure, ce serait qu’on ait, des deux côtés, un blessé extrêmement grave ou pire. Et ça, c’est ce qui pourrait créer un événement majeur et créer de la surcrise", souligne-t-il au micro de BFMTV .
"Et au-delà de ça, bien sûr, tout ce qui est pillage de commerces, dégradation des banques, ce que vous avez déjà vu au préalable lorsque les black blocs ou d’autres casseurs sont là pour en découdre", ajoute-t-il.
Prise à partie lors de la manifestation du mardi 6 octobre, la CRS-8 a vu sept de ses éléments blessés, dont son commandant, qui assimile ces événements à des violences urbaines. Avant ce samedi 17 octobre, le ministère de l’Intérieur déplore près de 1.000 membres des forces de l’ordre blessés et une "intensité de la violence" en hausse.
Mais, d’un autre côté, de nombreux manifestants ont également été blessés. Sur les réseaux sociaux, les vidéos dénonçant des scènes d’interpellations violentes se multiplient. Les consignes du ministère de l’Intérieur aux forces de l’ordre restent les mêmes: agir avec "proportionnalité".
"On est tous parents, ça pourrait être nos mômes en face. Donc fatalement, on va avoir aussi cette obligation, on parle d’obligation, de ne pas utiliser une force qui ne serait pas adaptée", insiste le commandant de la CRS-8.
Mobilisation du 17 octobre: à quoi faut-il s'attendre? 3:16 Selon les services de renseignement , cette journée de mobilisation, "relayée par le mouvement lycéen et étudiant", est portée par "un emballement sur les réseaux sociaux qui l’ont produit, mais aussi dans les médias qui accordent une place croissante à ce sujet".
"Les risques d’exactions et de violences en direction des forces de l’ordre en marge des cortèges les plus importants dans les centres-villes se confirment", indiquent les policiers.
Entre 60.000 et 110.000 manifestants sont attendus dans toute la France, hors Paris, pour cette mobilisation.
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