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"J'ai jamais vu cette quantité de lacrymos": de violents affrontements surviennent à Bordeaux

BFMTV ·
"J'ai jamais vu cette quantité de lacrymos": de violents affrontements surviennent à Bordeaux

Ce samedi, des milliers de personnes se sont réunies dans les rues de Bordeaux dans le cadre du mouvement du 17 octobre. Des affrontements violents se sont déroulés entre des individus radicaux et les forces de l'ordre. La manifestation organisée dans le cadre de la mobilisation du 17 octobre a dégénéré rapidement, samedi après-midi à Bordeaux, en affrontements entre individus radicaux et forces de l'ordre en marge du cortège, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Déclarée par la CGT et la coordination interlycées locale, la manifestation était prévue entre la place de la Victoire et celle de la Bourse sur les quais de la Garonne, de 14h00 à 18h00, selon la préfecture.

Mais un cortège de plusieurs milliers de personnes (7.000 selon la préfecture de Gironde) mêlant lycéens, étudiants, militants politiques et syndicaux et des agriculteurs à de nombreux individus vêtus de noir et cagoulés scandant des slogans hostiles à la police, s'est élancé avant l'heure pour rejoindre la destination finale en quelques dizaines de minutes.

Le rassemblement a dès lors dégénéré rapidement en affrontements violents entre éléments radicaux et forces de l'ordre, avec des contacts directs, dans des rues commerçantes du centre-ville.

Des casseurs sont notamment entrés dans les locaux de la chambre de commerce et d'industrie en brisant des vitres et un impressionnant feu de poubelles a été allumé derrière le bâtiment, ont constaté des journalistes de l'AFP, tandis qu'un vent de panique faisait fuir passants et touristes.

"Je ne comprends pas ce qui se passe. Franchement à part des slogans provocateurs, il n'y a pas eu de feux d'artifice tirés vers les policiers. Sans sommation, les flics ont lancé les hostilités direct. J'ai jamais vu cette quantité de lacrymos. J'ai vu des gosses vomir. On ne peut plus manifester, ça craint", a témoigné auprès de l'AFP Louis, 19 ans.

Selon un autre participant, le retrait d'une barrière de sécurité aurait été à l'origine des heurts.

Les forces de l'ordre ont utilisé des canons à eau et noyé les lieux dans un épais nuage de gaz lacrymogène pour repousser les éléments radicaux, qui élevaient des barricades un peu plus loin, le cortège des manifestants ayant pu reprendre son défilé.

Dans une ruelle, Eddy, étudiant de 20 ans, essaie de reprendre son souffle après avoir perdu le groupe d'amis avec lequel il est venu manifester. "Les gens sont très en colère, ils n'en peuvent plus. Trimer toute la journée, pour ne pas pouvoir remplir leur chariot. Mes parents ont travaillé toute leur vie et maintenant, ils ont besoin de l'aide de mon grand frère pour finir le mois", explique-t-il à l'AFP.

"Est-ce que tout casser va changer les choses ? Je pense que ça peut être un électrochoc pour les politiques. On ne sait plus quoi faire pour se faire entendre.

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