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Manifestations du 17 octobre: des manifestants s'introduisent dans la mairie de Marseille, le maire Benoît Payan dénonce des actes "inacceptables"

BFMTV ·
Manifestations du 17 octobre: des manifestants s'introduisent dans la mairie de Marseille, le maire Benoît Payan dénonce des actes "inacceptables"

Avant le départ de la manifestation du 17 octobre à Marseille, de nombreux casseurs se sont attaqués à la mairie de la ville. Sur BFMTV, le maire Benoît Payan déplore le manque de moyens initialement alloués à la cité phocéenne pour assurer la sécurité. En marge des manifestations du samedi 17 octobre , des débordements ont été signalés dans toute la France. Mais c'est à Marseille que les images les plus marquantes ont été captées . De nombreux casseurs ont envahi les rues de la cité phocéenne, s'attaquant d'abord à du mobilier urbain, à des commerces, mais aussi à un commissariat. Plus tard dans la matinée, un groupe d'individus cagoulés et habillés en noir a forcé l'entrée de l'hôtel de ville de Marseille, malgré les tirs de nombreuses grenades lacrymogènes sur le quai du port, dans le 2e arrondissement.

Après plusieurs tentatives, comme le montrent des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, pour ouvrir la grande porte en bois du bâtiment, datant de 1673, les manifestants ont réussi à s'introduire dans les lieux. "Il y a eu une intrusion dans la mairie et quelques dégâts. Plus d'occupation à cette heure, il n'y a plus personne dans la mairie", confirme une source policière à BFMTV.

Une fois les manifestants partis, une équipe de BFMTV a pu constater les dégâts sur place. Des tags "ACAB" (All Cops Are Bastards) ont été peints sur la façade, tandis que du mobilier a été détruit. Un buste de Marianne a notamment été jeté au sol.

"Ce ne sont pas du tout des manifestants, les casseurs se sont introduits dans un hall de la mairie. Les dégâts sont très objectivement assez limités, une table retournée et quelques carreaux cassés", décrit Benoît Payan, maire de Marseille, interrogé au micro de BFMTV.

"J'espère que les personnes qui sont entrées dans la mairie ne sont pas ressorties libres", martèle-t-il, estimant "inacceptable de voir des gens qui profitent de revendications pour s'introduire, dégrader et mettre à bas tout ce qui fait le ciment national". "Cette Marianne, normalement est censée représenter toutes les Françaises et tous les Français."

L'édile de la cité phocéenne déplore le manque de moyens donnés à sa ville dans la préparation de la journée de mobilisation du 17 octobre, avec seulement "une seule compagnie de CRS". Après une réunion téléphonique avec le président de la République, le Premier ministre et le ministère de l'Intérieur, Benoît Payan annonce le déploiement de "deux compagnies de CRS de plus et deux unités Centaures" face aux nombreux débordements.

"Au moment où je vous parle, il devrait y avoir cinq fois plus de policiers dans les minutes qui viennent que ce qu'il y en avait ce matin. J'espère qu'avec trois compagnies de CRS et deux compagnies de Centaures, on va réussir à maintenir l'ordre et à faire que cette manifestation puisse correctement se tenir", souligne-t-il.

Selon lui, Emmanuel Macron "était déterminé à envoyer les renforts nécessaires de manière immédiate". Réélu en mars, l'élu de 48 ans dénonce le comportement "des abrutis, des gens qui n'ont aucun sens commun, aucun sens du bien commun, aucun sens des réalités", insistant sur la distinction entre casseurs et manifestants.

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