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Crue au Népal : les secours redoublent d’efforts pour sauver 933 ouvriers coincés dans des tunnels

Ouest-France ·
Crue au Népal : les secours redoublent d’efforts pour sauver 933 ouvriers coincés dans des tunnels

Priya Kharel reste convaincue que son frère Milan est en vie, bloqué dans le tunnel enseveli d’une centrale hydroélectrique. Cet ingénieur travaillait sur le site de Trishuli-1, au Népal, quand une crue a déboulé dans la vallée, mercredi 26 août. Une gigantesque vague de boue a englouti les villes et villages, les ponts et les routes de cette région de l’Himalaya, à cheval entre le Népal et le Tibet chinois. Une catastrophe sans précédent. Milan fait partie des 933 travailleurs qui seraient piégés dans onze sites hydroélectriques des districts de Rasuwa et de Nuwakot, et que les secouristes recherchent sans relâche.

« Ceux qui s’en sont sortis affirment qu’il reste du monde dans les tunnels », a confié Priya Kharel à la BBC . La coulée de boue, provoquée par l’effondrement d’un pic rocheux et d’un glacier, a tué au moins 955 personnes tandis que 4 471 sont portées disparues, des deux côtés de la frontière - la Chine étant soupçonnée de minimiser son bilan humain .

Pour les autorités népalaises, la priorité est de secourir les ouvriers piégés. Mais elles n’étaient toujours pas parvenues lundi à entrer en contact, même à l’aide de drones, avec une centaine d’entre eux, prisonniers d’un boyau sur un chantier de Nuwakot. « L’ouverture du tunnel a été localisée, de l’air (y) est injecté et de l’eau évacuée », décrit l’armée, citée par l’ Agence France presse .

Sur le site des centrales, des engins de chantier tournent jour et nuit, sous des projecteurs, déblayent la boue et les rochers et cherchent un accès. À leurs côtés, des policiers, des guides de montagne , des spécialistes venus d’Inde, de Chine et de Corée du Sud.

« Une grande quantité de débris s’est accumulée », a expliqué un responsable militaire à Reuters. Pour faire sortir l’eau et les déchets, les équipes procèdent à des explosions contrôlées. L’une d’elles a eu lieu lundi 31 août à la centrale Trishuli-3A de Rasuwa, où là aussi, une centaine d’ouvriers resteraient coincés. Leur chance de survie s’amenuisant avec le temps, les explosions vont « s’intensifier », a déclaré le Premier ministre. Dans la même vallée, trois corps ont été retrouvés dans deux tunnels remplis de boue.

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