J’ai découvert le plaisir coupable de s’accorder du temps sans enfant, à la manière des parents français
Nos toutes premières vacances de parents ont été un choc. Je ne sais pas trop ce que j’avais espéré, mais certainement pas ce moment où, assise par terre devant un Spar, sur un trottoir humide, j’attendais que se termine ma machine à la laverie automatique. C’est pourtant resté mon souvenir le plus impérissable de cette semaine. Bienvenue dans les vacances avec enfant ! Ce temps béni où il faut exercer son rôle de parent dans un endroit inconnu, sans le matériel habituel, et où seul compte l’enfant.
Ce n’était pas ce à quoi nous nous attendions, donc, et ce n’était pas non plus ce dont avaient besoin nos organismes en manque de sommeil. Nos sociétés ont bataillé des siècles pour obtenir des droits pour les travailleurs et exiger un équilibre entre ces besoins humains que sont le travail, le sommeil et le loisir. Mais ce combat n’est rien contre la conception moderne, chez nous les Anglo-Saxons, de la parentalité comme abnégation totale.
Ce n’est pourtant pas l’idée que s’en font les Français, ai-je découvert. La semaine dernière, nous avons largué notre fille de 5 ans dans le club enfants de notre hôtel, où les petits sont accueillis dès l’âge de 6 mois pour un programme d’activités encadrées, pour la journée ou la demi-journée. Nos amis qui vivent dans le coin me l’ont assuré :
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Article réservé aux abonnés Parentalité. Messieurs, pourquoi VOUS, vous n’avez pas d’enfants ?
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