Présidentielle 2027 : Retailleau, Bertrand, Lisnard… La droite face au casse-tête de la primaire
L'étau se resserre.
Lors de l’interview politique 4V (pour 4 Vérités) diffusée pendant l'émission Télématin sur France 2 , du vendredi 28 août, l’invité, Bruno Retailleau , a dû s’exprimer sur l’éventualité d’une primaire à droite, en vue des élections présidentielles de 2027 .
Lui-même candidat et président du parti Les Républicains, il a affirmé : "Je n’ai jamais dit non par principe à la primaire.
S’il y a une primaire, je l’affronterai", se targuant de ne refuser "aucune compétition".
Le candidat a toutefois précisé : "Je n’y crois pas." Trois candidatures républicaines Pourtant, les appels du pied se multiplient.
En mars dernier, Gérard Larcher , le président LR du Sénat, avait plaidé pour une primaire, "sauf si un candidat parvient à s’imposer".
Dans une tribune publiée par le Figaro , le 26 août, l’ancien ministre centriste de la Défense et actuel président de la région Normandie, Hervé Morin , a constaté qu'"aucun candidat naturel ne s'impose".
Il a alors lancé un appel à une "primaire ouverte", ouvrant la porte aux candidats du centre.
Cette dernière permettrait aux électeurs concernés de s’unir derrière une candidature commune, d’"éviter la division qui fait perdre les élections" ainsi que "l'impasse politique et programmatique opposant l'extrême gauche à l'extrême droite", a-t-il argumenté.
Au micro de France Inter, il a ajouté : "Ceux qui refusent la primaire porteront une immense responsabilité".
Celui qui avait un temps évoqué un vote allant de Sarah Knafo (Reconquête) à Gabriel Attal , n'a, cette fois-ci, pas précisé quels candidats pourraient être concernés, laissant toutefois sous entendre l'éviction de l'extrême droite.
À la place, il évoque une "charte commune".
Dans les jours suivants, il a été rejoint, selon ses dires, par 300 maires exhortant les candidats de droite et du centre à ne pas se multiplier.
C’est pourtant ce qui est en train d’advenir.
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