Guerre en Ukraine : ces missiles russes S-400 que les Etats-Unis détectent sans délai... mais pas l'Europe
Moscou aurait-il trouvé la solution pour prendre de court les Ukrainiens ? La dernière attaque russe qui a frappé la ville de Kiev, sa région et Kharkiv, dans la nuit du 13 au 14 octobre, a fait plus de trois morts et laissé 600 000 personnes sans électricité.
Elle succède à une première frappe ce lundi 12 octobre.
Dans chaque cas, les alertes ne se sont pas déclenchées et les sirènes n'ont sonné qu'après les explosions .
"Les renseignements préalables sur les tirs de missiles balistiques russes sont essentiels pour sauver des vies.
Les alertes précoces donnent aux populations le temps de se mettre à l'abri et contribuent à prévenir les pertes humaines", soulignait Volodymyr Zelensky ce mardi 13 octobre.
La détection des missiles russes a donc échoué, en dépit de la fiabilité habituelle du système d'alerte à Kiev, largement nourri par le renseignement américain.
D'après l'armée de l'air ukrainienne, leurs radars n'ont détecté les missiles qu'au dernier moment.
Depuis lundi, des officiels ukrainiens avancent plusieurs raisons pour expliquer ces dysfonctionnements, allant de la mauvaise météo à l'utilisation par Moscou de lanceurs S-400.
Ce mardi, sur la scène du Warsaw Security Forum, en Pologne, le ministre des Affaires étrangères ukrainien Andrii Sybiha a ainsi attribué la faute à un "type d'arme particulier" employé par la Russie.
Il a assuré que la coopération avec les Etats-Unis se poursuivait.
Kiev fait encore une fois face à un éternel problème : son extrême dépendance aux satellites de Washington.
Surveillance infrarouge Pour détecter les lancements de missiles russes, les Ukrainiens s'appuient sur les informations transmises par le Battlespace Command and Control Center, opéré et contrôlé par les Etats-Unis et l'Otan.
Ce centre reçoit les informations d'une constellation de satellites américains appelée le SBIRS, pour Space Based Infrared System.
Ses engins sont bardés de capteurs ultra-sensibles.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.lexpress.fr — le contenu appartient à L'Express.