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Actualité : Ne partez pas en vacances sans connaître la différence cruciale entre Google Maps et My Maps

Les Numériques ·
Actualité : Ne partez pas en vacances sans connaître la différence cruciale entre Google Maps et My Maps

Pour réussir un grand voyage, la préparation importe autant que la navigation. My Maps offre une vue d'ensemble idéale pour organiser, classer et partager ses étapes. De son côté, Google Maps calcule les trajets et assure le guidage pas à pas. Confondre ces deux outils, c'est risquer une mauvaise surprise le jour du départ.

Google Maps calcule un itinéraire, propose des variantes, tient compte du trafic quand une connexion est disponible et guide virage après virage. Rien à ajouter. My Maps, lui, crée des cartes personnalisées. Il se prépare au clavier, pas au pouce : l'édition est pensée pour l'ordinateur. On y pose des repères, des lignes, des formes et des calques thématiques. Une carte de voyage peut ainsi séparer les nuitées, les étapes de conduite, les visites, les points de ravitaillement, les services, les randonnées et les solutions de repli.

Chaque repère accepte un titre, une description, des horaires, un numéro de réservation, un tarif, une photo, un lien. La carte se partage par lien et s'édite à plusieurs. C'est là l'intérêt réel de l'outil : un tableau de bord géographique.

Dans Google Maps, le nombre de destinations qu'on peut intégrer à un même itinéraire calculé est plafonné. La limite couramment rencontrée est de dix, selon la plateforme et le type d'itinéraire. Suffisant pour une journée de route. Beaucoup moins pour visualiser trois semaines de voyage.

My Maps ne fait pas sauter ce plafond sur un itinéraire calculé. Il permet de construire autre chose : une carte qui combine des repères pour toutes les étapes et tous les lieux utiles, plusieurs calques pour séparer les catégories d'information, des itinéraires calculés par tronçons, des lignes dessinées à la main pour figurer une intention... de parcours.

Concrètement, un road-trip se découpe en segments : Paris–Avignon, Avignon–Nice, Nice–Gênes, Gênes–Florence. Chaque segment vit dans son propre calque, et la carte garde par-dessus l'ensemble des lieux du voyage.

Les plafonds ? Dix calques par carte. Les limites communément indiquées sont de 2 000 éléments par calque et de 10 000 éléments par carte, avec un compte distinct de 50 000 points au total dans les lignes et les formes. De quoi voir venir, sauf import massif de données.

Une carte My Maps s'affiche dans l'application Google Maps lorsqu'on utilise le même compte Google, via la rubrique des cartes enregistrées. Ses repères et ses calques servent alors de support de consultation : il suffit de toucher une épingle pour afficher les détails d'un lieu et lancer un itinéraire vers ce point précis.

Un parcours ou une ligne créés dans My Maps, en revanche, ne deviennent pas une navigation continue et guidée. Le tracé reste un repère visuel. Pour rouler, il faut lancer une navigation Google Maps vers une étape puis préparer la suivante en chemin, ou reconstruire un itinéraire à plusieurs arrêts dans Google Maps, dans la limite autorisée. C'est la distinction à intégrer avant de partir. My Maps organise le voyage. Google Maps guide vers une destination à la fois, ou le long d'un itinéraire recalculé dans son propre moteur.

My Maps n'est pas un outil de navigation hors ligne fiable.

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