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Des cloches volées qui réapparaissent: l'étrange larcin dans un musée des Vosges

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Des cloches volées qui réapparaissent: l'étrange larcin dans un musée des Vosges

Les cloches en bronze de Robécourt, ancienne fonderie transformée en musée, ont été volées en pleine nuit. Certaines ont été retrouvées endommagées. Cinq cloches en bronze qui disparaissent en pleine nuit, puis réapparaissent, très endommagées, une semaine plus tard: dans les Vosges, le vol des ouvrages en bronze de l'ancienne fonderie de Robécourt suscite la consternation.

"Marie", "Saint-Martin", et "Magdalena", les trois stars du musée de la Fonderie de cloches de ce village d'une centaine d'habitants, ont disparu dans la nuit du 4 au 5 août.

Les voleurs étaient costauds et bien équipés : "Saint-Martin", la plus ancienne cloche de l'exposition (137 ans), pèse 322 kilos, suivie par "Magdalena" (250 kilos) et "Marie" (150 kilos). Avec une autre cloche plus petite, le vol représente quelque 800 kilos de bronze.

"Une enquête de gendarmerie est en cours concernant le vol de cloches à Robécourt", a indiqué à l'AFP la vice-procureure de la République d'Épinal, Elsa Anselmo. "Les investigations ont d'ores et déjà permis de retrouver quatre cloches dérobées", qui ont été restituées lundi à leurs propriétaires, a-t-elle ajouté sans plus de détails.

"On a récupéré des morceaux", se désole jeudi Michel Barret, vice-président de l'association qui gère le musée. Deux des cloches ont perdu leurs anses et ne pourront plus être balancées, tandis que deux autres ont été "pulvérisées" à coups de masse, explique-t-il à l'AFP.

Une refonte des œuvres risque de se chiffrer en dizaines de milliers d'euros, et le musée, actuellement fermé pour rénovation, n'est pas près de rouvrir au public.

Les voleurs projetaient probablement de fondre le bronze, qui contient 78% de cuivre, un métal dont les cours sont élevés et tutoient les 14.000 dollars la tonne sur les marchés internationaux.

A ce prix, le vol aurait pu rapporter quelque 8.000 euros à ses auteurs, selon un rapide calcul. L'attrait pour le cuivre se traduit le plus souvent par des vols de câbles, qui perturbent la circulation des trains ou les télécommunications.

Mais les vols de cloches ne sont pas rare. Un exemplaire de 1763, pesant 450 kilos, a été dérobé l'an dernier à Bouc Bel Air dans les Bouches-du-Rhône, et une énorme cloche de 600 kilos, datant de la Révolution française, a disparu en 2023 de La Haye-Pesnel dans la Manche. Elles n'ont jamais été retrouvées.

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