vendredi 16 octobre 2026 SourcesÀ propos🌓
🇫🇷 FR ▾
DERNIÈRE MINUTE
› Le dessin de Chaunu : Volodymyr Zelensky face aux revirements de Donald Trump› "Moscou n'a guère d’alternative" : comment la Chine tient l'avenir énergétique de la Russie entre ses mains› Mobilisation du 17 octobre : non, le Premier ministre n'a pas menacé les manifestants de "ne jamais voir le 18 octobre"› Mouvement lycéen : un mois de mobilisation et le pari de la convergence « jeunes et jaunes »› Carburants : les Vingt-Sept peinent à s’entendre pour faire baisser les prix de l’énergie, un cauchemar pour l’économie européenne› Au Népal, la vallée meurtrie par le « tsunami des montagnes » cherche le chemin du retour à la vie› A Nîmes, devant l’hôtel de luxe L’Impérator, des femmes de chambres en grève depuis près d'un mois› Qui étaient les Cagots, cette population discriminée pendant plus de 600 ans ?› « “Notre salut” tient du miracle : ce grand film politique plaît de la gauche à l’extrême droite sans susciter de polémiques alors qu’il en porte beaucoup »› Quel âge a vraiment votre corps ? Ce test de 30 secondes permet de comparer vos capacités à celles de votre âge› Le dessin de Chaunu : Volodymyr Zelensky face aux revirements de Donald Trump› "Moscou n'a guère d’alternative" : comment la Chine tient l'avenir énergétique de la Russie entre ses mains› Mobilisation du 17 octobre : non, le Premier ministre n'a pas menacé les manifestants de "ne jamais voir le 18 octobre"› Mouvement lycéen : un mois de mobilisation et le pari de la convergence « jeunes et jaunes »› Carburants : les Vingt-Sept peinent à s’entendre pour faire baisser les prix de l’énergie, un cauchemar pour l’économie européenne› Au Népal, la vallée meurtrie par le « tsunami des montagnes » cherche le chemin du retour à la vie› A Nîmes, devant l’hôtel de luxe L’Impérator, des femmes de chambres en grève depuis près d'un mois› Qui étaient les Cagots, cette population discriminée pendant plus de 600 ans ?› « “Notre salut” tient du miracle : ce grand film politique plaît de la gauche à l’extrême droite sans susciter de polémiques alors qu’il en porte beaucoup »› Quel âge a vraiment votre corps ? Ce test de 30 secondes permet de comparer vos capacités à celles de votre âge
Monde

Corée du Sud : l’essor du “bakje”, soit la tendance à “afficher” publiquement les autres

Courrier International ·
Corée du Sud : l’essor du “bakje”, soit la tendance à “afficher” publiquement les autres

Un joueur de tennis forcé d’annuler un match à la dernière minute pour se rendre aux urgences. Son partenaire de jeu, furieux, qui lui demande de prouver sa visite à l’hôpital. “Je vais te ‘bakje’”, le menace-t-il, en référence à cette pratique consistant à afficher publiquement sur Internet les faits et gestes d’une personne, pour en “archiver les erreurs”, relate le quotidien Chosun Ilbo .

En coréen, bakje (박제) signifie littéralement “taxidermie”, ou le fait de conserver les dépouilles d’animaux morts en leur redonnant l’apparence de leur vivant, à des fins d’exposition. Sur internet, on “fige” ainsi métaphoriquement les actes ou les paroles d’une personne, jugées répréhensibles de façon subjective, par une personne “en colère ou se sentant lésée”. “Mauvaise expérience au restaurant, dispute en ligne dans les commentaires”, tout peut y passer.

Celui qui dénonce se dote alors d’une force de frappe considérable pour nuire à la réputation de sa cible : le tribunal du Net. Il transforme ainsi une frustration individuelle en “punition collective”, écrit le quotidien. Plus alarmant encore, ce phénomène s’accompagne désormais “de plus en plus de la divulgation d’informations personnelles”.

Ses adeptes se justifient en évoquant “l’intérêt général”, dans une logique préventive. Mais plutôt que l’expression de “convictions morales” ou d’une quelconque grandeur d’âme, les experts y voient surtout la satisfaction de “besoins personnels”. Dès lors, on bascule vite dans le lynchage numérique. Accusé à tort de dénigrer une connaissance, Kim, un commerçant de 43 ans, a ainsi été la cible d’une vague de messages haineux sur les réseaux sociaux.

Fin septembre, ce phénomène a pris une nouvelle ampleur, avec la polémique déclenchée par la sortie du film The Assassin(s) , accusé de déformer l’histoire. Ce dernier suit trois protagonistes enquêtant sur l’assassinat, en 1974, de Yuk Yong-soo, première dame de Corée du Sud et épouse du président de l’époque, Park Chung-hee (1963-1979). Certains députés conservateurs ont accusé le film de laisser planer le doute sur une possible implication de l’ex-dirigeant dans la mort de son épouse, et de se livrer à une “diffamation posthume”. À la suite de sa sortie en salles, des appels à se livrer collectivement au bakje se sont multipliés en ligne et des listes regroupant le réalisateur, les acteurs, mais aussi les personnalités ayant publié des critiques positives sur le film, ont largement circulé sous le titre “Participants et complices”. Ce mouvement s’est même traduit, ensuite, par des manifestations devant le domicile de l’un des acteurs.

Destination. Séoul, “le nouveau Paris pour les étudiants internationaux”

Lire l'article complet sur Courrier International ›

5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.courrierinternational.com — le contenu appartient à Courrier International.

Plus de Courrier International

Tout voir ›

Plus dans Monde

Tout voir ›