Agriculture. Les règles de production assouplies pour le reblochon, le cantal et la fourme d'Ambert
Le manque de pluie des derniers mois ayant asséché les pâturages, les producteurs ont obtenu des dérogations exceptionnelles pour nourrir leurs troupeaux.
Les fromages reblochon, cantal et fourme d'Ambert bénéficient d'un assouplissement temporaire de leurs règles de production en raison de la sécheresse de cet été, selon trois arrêtés publiés au Journal officiel ce mardi, quelques jours après des annonces similaires pour les comté, beaufort et abondance .
Reblochon, cantal et fourme d'Ambert portent eux aussi une appellation d'origine protégée (AOP), un label européen qui impose normalement aux éleveurs de nourrir leurs vaches majoritairement avec de l'herbe issue d'une zone géographique délimitée, dans les Alpes pour le premier et l'Auvergne pour les deux autres.
Le reblochon voit par exemple la durée de pâturage minimale réduite à 120 jours pour la période estivale en 2026 (contre 150 jours normalement). Et les fourrages provenant de l'aire doivent couvrir au moins 75% de la ration de base des vaches, contre 100% normalement.
Pour le cantal, les vaches pourront être nourries par des rations constituées jusqu'à 50% de fourrage issu hors de l'aire géographique (mais seuls le foin, le foin de luzerne, la luzerne déshydratée, l'herbe enrubannée et la paille peuvent provenir hors de l'aire). Enfin, jusqu'à 20% des fourrages des rations alimentaires des vaches laitières pourront provenir hors de l'aire géographique pour la fourme d'ambert.
La semaine dernière, le gouvernement avait assoupli les conditions de production de trois autres fromages AOP, les comté, beaufort et abondance (Jura pour le premier et Alpes pour les deux autres), pour les mêmes raisons. Des dérogations comparables avaient déjà été accordées à plusieurs de ces appellations après la sécheresse de 2022.
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Sur une large partie du territoire français, la pousse des prairies, pour le pâturage ou le fourrage, s'est quasiment arrêtée fin mai. Les éleveurs ont parfois dû entamer le foin de printemps stocké pour l'hiver et alertent sur l'approvisionnement des mois à venir.
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