Pretoria exige le remboursement des sommes allouées à l’expulsion de migrants
La crise xénophobe en Afrique du Sud n’en finit pas de produire ses effets diplomatiques délétères. Selon le Nyasa Times , un média en ligne consacré à l’actualité malawite, Pretoria a déclenché une tempête diplomatique à l’échelle continentale en exigeant du Malawi, du Nigeria et de l’Éthiopie qu’ils remboursent une partie des 292 millions de rands (environ 15,7 millions d’euros) dépensés pour expulser des migrants sans papiers.
L’Afrique du Sud a connu, en mai et en juin derniers, des manifestations parfois violentes et marquées par un ultimatum de groupes anti-immigrés, qui exigeaient le départ des étrangers avant le 30 juin. Face à ces violences et à une pression accrue, le gouvernement sud-africain a annoncé, début juin, un plan global en cinq points prévoyant notamment l’identification et l’expulsion des ressortissants étrangers sans papiers.
Selon les chiffres officiels sud-africains, rapporte le site Independent Online , le ministère de l’Intérieur avait traité, à la date du 6 août, 82 875 dossiers dans le cadre de procédures de rapatriement et d’expulsion. Les ressortissants du Malawi, du Zimbabwe et du Mozambique ont représenté les contingents les plus importants de personnes expulsées.
Comme le relaie l’agence Associated Press , en se basant sur les chiffres fournis par
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