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Le Starship s’entraîne pour « freiner », et ce dernier test de SpaceX est plus important qu’il n’y paraît

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Le Starship s’entraîne pour « freiner », et ce dernier test de SpaceX est plus important qu’il n’y paraît

Si vous suivez l’actualité spatiale attentivement, sans doute avez-vous vu passer la toute dernière vidéo partagée par SpaceX sur X, le 20 août 2026. On y voit l’étage supérieur du Starship mettre les gaz pendant une vingtaine de secondes, lors d’un énième test au sol sur la base de Boca Chica, avant de tout couper.

Mais cette fois-ci, l’objectif n’était pas de pousser la propulsion de l’étage à son maximum. Il s’agissait de n’activer qu’un seul des six moteurs dont est doté le Ship (le surnom donné à cet étage), avant de tester sa bonne tenue dans la perspective d’une manœuvre de haute précision : la désorbitation de la structure, après son petit tour dans l’espace.

Les deux vidéos accompagnant le tweet de l’entreprise spatiale montrent bien la mise à feu de ce seul moteur, avec deux points de vue différents : à distance de la fusée, avec un plan relativement large, et directement sous la « jupe » de la structure, là où sont nichés les six moteurs. Le moteur qui a été activé est l’un des plus centraux.

L’utilisation d’un moteur unique pour ce test n’a rien d’un hasard. Lorsque le Starship sera en orbite à près de 27 000 km/h (c’est à peu près à cette allure que file la Station spatiale internationale , par exemple), il devra effectuer une poussée de désorbitation pour décélérer significativement et préparer sa rentrée dans l’atmosphère.

Et cela demande un certain doigté. Un allumage des six moteurs d’un coup aurait pour effet d’engendrer une poussée trop vive, ce qui pourrait affecter la trajectoire visée ou malmener la structure du Ship. Par ailleurs, les trois moteurs centraux sont montés sur cardans, qui leur permettent de pivoter et donc d’orienter le flux de poussée.

Avec un allumage unique, les ordinateurs de bord conservent un contrôle d’une très grande finesse sur l’attitude du véhicule tout en appliquant un assez bon coup de frein pour lui permettre de « tomber » de son orbite. À une vitesse plus réduite, l’engin chute progressivement, sous l’effet de la gravité de la Terre.

Certes, SpaceX a déjà prouvé par le passé qu’elle savait rallumer un moteur dans le vide spatial avec son Ship. C’est un palier validé. Cela étant, refaire ce test au sol permet de valider tout le système de tuyauterie du prototype, et de continuer à collecter de précieuses données. C’est par ailleurs un test très routinier chez SpaceX, avant tout vol.

Cela étant, cette vérification est d’autant plus importante que SpaceX a en tête de procéder à son tout premier vol orbital justement lors du vol 14, qui doit arriver dans les semaines à venir. Jusqu’à présent, en effet, la fusée s’est contentée de procéder à des tirs suborbitaux, car il fallait préalablement valider bien d’autres technologies, procédures et manœuvres.

Maintenant que ce tir statique a été passé avec succès, SpaceX doit encore finaliser plusieurs étapes avant le décollage.

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