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Mobilisation du 17 octobre : 550.000 manifestants selon le gouvernement, des violences "d'une gravité inouïe"

ICI (ex-France Bleu) ·
Mobilisation du 17 octobre : 550.000 manifestants selon le gouvernement, des violences "d'une gravité inouïe"

Publié le samedi 17 octobre 2026 à 8h00 Mis à jour le samedi 17 octobre 2026 à 9h43

Lycéens, étudiants, "gilets jaunes", militants du climat et syndicalistes se préparent à faire converger leurs colères ce samedi dans la rue, après un mois de mouvement lycéen. Des blocages et manifestations sont annoncés dans toute la France. Suivez la mobilisation avec ICI.

Les lycéens, mais aussi des "gilets jaunes" ou des militants du climat ont appelé à faire converger leurs colères ce samedi dans la rue. Dans toute la France, environ 500 actions sont "envisagées" et plus de 90 manifestations sont "en cours de structuration", selon l'entourage du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. Selon une estimation, 150.000 personnes vont manifester ce samedi, hors agglomération parisienne, a appris France Inter de source proche du dossier. Suivez la journée de mobilisation avec le réseau ICI.

Tout près de Cherbourg, au rond-point Malraux à La Glacerie, un rassemblement était prévu à 7 heures ce samedi. Selon ICI Cotentin sur place, seulement trois Cherbourgeois étaient présents à 9 heures. Il s'agit de jeunes "un peu déçus" par la faible affluence, ils se sont mobilisés contre la vie chère, la hausse des prix des carburants, et aussi en solidarité avec les lycéens.

À Belfort samedi matin, près de 300 personnes étaient rassemblées place Corbis comme le constate ICI Belfort Montbéliard . Sur certaines pancartes des manifestants, on peut lire : "Grève ou crève" ou encore "Paradis pour les uns, pas un radis pour les autres". À notre micro, Johanna nous explique son mécontentement et en veut au monde politique. "C'est un ras-le-bol général, c'est une convergence des luttes. Il y a plein de choses qui ne vont plus et on vient pour manifester notre mécontentement contre la hausse générale des prix, les avantages qu'on tous les politiciens. Si on payait moins les politiciens et plus les enseignants, on aurait peut-être des gens plus intelligents et moins de lois stupides."

Une quarantaine d'appels au rassemblement ont été lancés sur les réseaux sociaux dans la Drôme ou en Ardèche ce samedi de mobilisation, huit ans après le premier rendez-vous des "gilets jaunes" en France. Une seule manifestation est déclarée, à 14h sur le Champ-de-Mars à Valence. À 7 heures, aucun manifestant n'était présent sur le rond-point de l'échangeur Montélimar-Sud de l'autoroute A7 à Malataverne. Seules deux voitures de gendarmes étaient postées pour surveiller un éventuel mouvement. Aucun rassemblement non plus à 8h30 en Ardèche, où certains étaient pourtant annoncés dès 7 heures, comme l'a constaté le reporter d'ICI Drôme Ardèche devant l'Intermarché de Bourg-Saint-Andéol ou devant le supermarché Netto au Teil.

À Grenoble ce samedi, trois appels à manifester ont été déclarés en préfecture , un rassemblement est prévu vers 13 heures. Avant cela, dès vendredi soir et samedi matin très tôt, les vitrines de certains commerces du centre-ville ont été protégées par des grandes plaques de bois.

Dès 7h30, une première action ont été menées par des étudiant dans la Vienne à Poitiers. Le campus de Sciences Po a été bloqué avec une vingtaine de personnes sur place selon ICI Poitou .

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