« Un énorme potentiel » : donjon, écuries, jardins… Ils vendent leur château familial pour 3,8 millions d’euros
« Nous sommes les 51e propriétaires connus en 1 000 ans, on s’est dit qu’il en fallait désormais un 52e » , nous confie Benoît Deron. Situé à 30 minutes à l’est de Lyon, le château de Septème (Isère) s’apprête à changer de mains. Propriété de la même famille depuis plus de deux siècles et repris par la nouvelle génération en 2018, cet édifice médiéval et son domaine d’environ 3 000 m2 sont aujourd’hui proposés à la vente pour 3,8 millions d’euros.
Inscrit au titre des Monuments historiques et implanté au cœur d’une vaste enceinte fortifiée d’un kilomètre, le château comprend une vingtaine de pièces, selon l’annonce immobilière . Édifié au XIIIe siècle et remanié jusqu’à la Renaissance, il conserve notamment un donjon, plusieurs tours, des vestiges de courtines, des galeries à arcades et des loggias de la Renaissance. À l’extérieur, les jardins à la française s’ouvrent sur un parc arboré. Le domaine comprend aussi une conciergerie de 270 m2, d’anciennes écuries, ainsi que plus de 13 hectares de terrain.
Une propriété hors norme que la famille Deron a choisi de quitter après plusieurs années consacrées à son développement. « La décision de vendre a pris deux ans. On s’est laissé du temps, mais c’est mûrement réfléchi et assumé » , précise le châtelain. « Ce n’est pas pour des raisons économiques, mais plutôt pour des raisons personnelles et familiales. »
Lorsque la nouvelle génération a repris le domaine il y a huit ans, ils ont souhaité développer son ouverture au public, en imaginant des parcours historiques et une programmation destinée notamment aux familles. « Avant 2018, c’était une maison presque exclusivement destinée à héberger la famille. On tournait alors autour des 1 800 visiteurs par an » , détaille Benoît Deron. « Aujourd’hui, on est entre 20 000 et 25 000 selon les années. C’est un vrai succès. »
Le concept repose notamment sur une scénographie retraçant les différentes périodes de l’histoire du château, de l’Antiquité à nos jours, avec une place importante accordée au Moyen-Âge et à la Renaissance. Un gros travail de recherche historique a été mené pour restituer la fonction des différentes pièces et raconter la vie des occupants. « On a animé le patrimoine sans en faire un musée. C’est vraiment une maison qui a toujours été habitée et on a gardé cet ADN-là. »
La salle d’armes, par exemple, propose aux visiteurs de découvrir des armes d’époque et de manipuler des reproductions, comme un trébuchet, sorte de catapulte médiévale. « Quand on entre dans le salon seigneurial, on se retrouve dans un banquet du XVe siècle. On pourrait quasiment croire que le seigneur vient de partir par la porte » , s’amuse le châtelain. À ces visites historiques se sont progressivement ajoutés une boutique, un salon de thé, un parking ainsi qu’une programmation événementielle.
Pour fidéliser les visiteurs, la famille propose divers thèmes au fil des saisons (Noël, Pâques, Halloween, fêtes médiévales…). « C’est beaucoup de travail, mais c’est passionnant. On a une grande satisfaction de voir nos visiteurs toujours éblouis.
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