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Gabriel Attal appelle à un référendum sur l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans

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Gabriel Attal appelle à un référendum sur l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans

L'ancien Premier ministre et candidat à la présidentielle Gabriel Attal souhaite qu'un référendum soit mené sur l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. La loi adoptée au Parlement a été censurée par le Conseil constitutionnel. Le candidat Renaissance à la présidentielle, Gabriel Attal , a appelé ce samedi 15 août le président Emmanuel Macron à soumettre à référendum l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, après la censure par le Conseil constitutionnel de la loi adoptée au Parlement.

Dès l'annonce de cette censure, le chef de l'État a demandé vendredi au Premier ministre Sébastien Lecornu de lui proposer une nouvelle rédaction du texte, "juridiquement robuste".

"Cela fait vingt et un ans que les Français n'ont pas été consultés directement. Pour tant de Français, dont je fais partie, c'est incompréhensible. Il existe peu d'occasions aussi justes de leur redonner la parole", ajoute l'ex-Premier ministre.

Gabriel Attal, qui s'est fortement impliqué dans les travaux parlementaires ayant abouti à la loi sur les réseaux sociaux, estime également que le recours au référendum répondrait au besoin d'aller vite.

"Grâce au référendum, nous pourrions donc agir sans attendre", martèle-t-il.

Gabriel Attal estime constitutionnellement possible de recourir au référendum car une "loi de protection de l'enfance contenant une interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans relève de 'la politique sociale' de la Nation". Selon lui, elle entrerait dans le champ d'application de l'article 11 de la Constitution.

Le Conseil constitutionnel avait estimé vendredi, pour justifier sa censure, que la loi votée par le Parlement pour protéger les enfants et jeunes adolescents des effets nocifs des réseaux sociaux "porte une atteinte qui n'est pas adaptée, nécessaire et proportionnée" à leur liberté d'expression et de communication.

Il s'agit d'une des réformes de société dont Emmanuel Macron entend marquer la fin de son mandat.

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