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Technologie

Actualité : Dernière trouvaille de Samsung : breveter un téléphone portable en forme de brique doté d’un écran pliable

Les Numériques ·
Actualité : Dernière trouvaille de Samsung : breveter un téléphone portable en forme de brique doté d’un écran pliable

Oubliez les smartphones pliants tels que vous les connaissez. Alors que le format commence à peine à se démocratiser, un nouveau brevet vient bousculer les codes de l'industrie. À première vue, l'appareil ressemble à un bloc épais et atypique, bien loin de la finesse de nos téléphones actuels. Mais cette carrure massive cache une prouesse d'ingénierie inédite : un écran hybride capable de se déplier puis de s'étirer, offrant à ce drôle de terminal trois visages bien distincts.

Toute l'astuce tient dans une métamorphose en deux étapes, décrite noir sur blanc dans le brevet. Au repos, l'appareil se présente comme une brique compacte d'environ 4 pouces de large, assez épaisse pour loger en son sein les mécanismes, les rails de guidage et la portion d'écran enroulée. Première étape, on l'ouvre à la manière d'un pliable classique, ce qui révèle une surface d'environ 10,5 pouces au format 4:3, taillée pour lire ou prendre des notes.

Vient alors le second déploiement, le plus spectaculaire. Un mécanisme motorisé fait coulisser la partie droite du châssis, déroulant une section d'écran jusque-là dissimulée. La diagonale grimpe à 12,4 pouces au format 16:10, transformant le téléphone en tablette. Ce concept n'est pas tombé du ciel. Il prolonge le prototype Flex Hybrid que Samsung avait dévoilé au CES 2023 , avec précisément ces mêmes chiffres. Le brevet lui ajoute un raffinement malin, un bloc photo arrière monté sur la partie coulissante, qui vient s'encastrer dans une découpe du châssis une fois l'appareil pleinement étendu.

Faire coexister deux technologies d'écran flexible dans un même boîtier relève de l'exploit. La dalle OLED doit encaisser à la fois un pliage serré au niveau de la charnière et un enroulement répété sur un rouleau interne de faible diamètre, deux contraintes qui, cumulées, mettent les matériaux à rude épreuve. Pour tenir, Samsung s'appuie sur sa structure maison baptisée Flex Titanium .

Le principe est astucieux. Sous la dalle, un film en alliage de titane, à peine plus épais qu'un tiers de cheveu, offre une rigidité vingt fois supérieure à celle des polymères habituels. En dessous, une plaque de titane micro-perforée dans la zone de flexion apporte la souplesse au pliage tout en garantissant un support parfaitement plat une fois l'écran ouvert. À cela s'ajoute une mécanique de précision : un moteur miniature couplé à des pignons et des crémaillères, des rouleaux de guidage, et un jeu de capteurs. Ces derniers suivent en temps réel la position du châssis pour ajuster l'interface et la tension des nappes électroniques.

Reste à ne pas s'emballer, car un brevet n'est pas un produit. Comme des milliers d'autres dépôts, celui-ci sert avant tout à protéger une recherche, sans aucune garantie de commercialisation. Et les obstacles sont réels. Multiplier les pièces mobiles, charnière, rails, moteur, bloc photo coulissant, c'est multiplier d'autant les points de panne. Chaque fente ajoutée au châssis complique l'étanchéité, et la moindre poussière logée dans les rouleaux pourrait rayer la dalle ou bloquer le mécanisme.

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