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Pékin demande à Washington de "cesser de se préparer à une guerre dans l'espace": les États-Unis confirment pour la première fois qu'ils disposent d'armes déployées en orbite

BFMTV ·
Pékin demande à Washington de "cesser de se préparer à une guerre dans l'espace": les États-Unis confirment pour la première fois qu'ils disposent d'armes déployées en orbite

La branche des armées américaines dédiée à l'espace a annoncé ce lundi que Washington "dispose de systèmes de contrôle spatial armés en orbite", tout en restant flou sur ses capacités. Les États-Unis disposent d'armes déployées en orbite, a indiqué ce lundi 14 septembre l'US Space Force, la branche des armées américaines dédiée à l'espace, confirmant pour la première fois la présence de telles capacités militaires dans l'espace.

" Les États-Unis disposent de systèmes de contrôle spatial armés en orbite capables de défendre la force interarmées contre des actions hostiles d'adversaires", a déclaré Troy Meink, responsable au sein de l'armée de l'Air, lors d'une conférence de l'Air & Space Forces Association dans le Maryland. Il n'a pas précisé les caractéristiques de ce système dans un objectif de "dissuasion". Troy Meink n'a donc pas expliqué s'il s'agissait d'armes cinétiques (c'est-à-dire physiquement destructrices) ou non cinétiques, comme les brouilleurs.

"Il est très difficile de voir ce qui se cache derrière cette annonce", admet auprès de BFM Business Paul Wohrer, responsable du programme Espace à l'IFRI (Institut français des relations internationales). En cas de conflit dans l'espace, "les États-Unis ont le plus à perdre, c'est le pays qui a les plus grandes capacités spatiales, avec un appareil de défense qui en est très dépendant", poursuit-il. Selon lui, le déploiement d'armes dans l'espace "n'est pas une surprise".

Le chercheur pointe "l'ambiguïté" américaine autour des capacités déployées, ce qui crée une certaine spéculation sur la présence d'armes cinétiques ou de brouillage. "La conception de l'espace comme espace de conflit connaît une dynamique depuis le début des années 2000", observe le chercheur de l'IFRI. qui note que "le projet de 'Golden Dome' comporte un volet spatial". Il s'agit d'une initiative lancée par Donald Trump pour doter les États-Unis d'un bouclier antimissiles censé entrer en service avant la fin de son mandat, en 2029.

Selon l'US Space Force, créée en 2019, "les menaces spatiales ne relèvent plus de la science-fiction, elles sont une réalité avérée". Dans le viseur américain figurent la Chine et la Russie, toutes deux "capables d'utiliser des armes antisatellites (ASAT) à ascension directe".

D'après le Wall Street Journal , l'Iran a frappé mi-juillet une base américaine en Jordanie, tuant trois soldats, en se basant sur des images satellites haute résolution fournies par une entreprise chinoise. L'annonce américaine a été critiquée ce mardi par Pékin qui a demandé à Washington de "cesser de se préparer à une guerre dans l'espace", mettant en garde contre "une course aux armements" dans l'espace.

Autre menace citée par les États-Unis : la Russie .

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