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On vous explique pourquoi la route maritime de l'Arctique intéresse de plus en plus la marine marchande pour relier l'Asie et l'Europe

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On vous explique pourquoi la route maritime de l'Arctique intéresse de plus en plus la marine marchande pour relier l'Asie et l'Europe

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Une semaine après le départ d'un navire chinois, un porte-conteneurs sud-coréen a largué les amarres samedi. Avec le blocage du détroit d'Ormuz, les compagnies asiatiques testent la viabilité de cette nouvelle voie, qui se dégage du fait du réchauffement climatique.

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Article rédigé par franceinfo avec AFP France Télévisions Publié le 23/08/2026 19:14 Temps de lecture : 4min La route de l'Articque entre l'Asie et l'Europe aurait-elle le vent en poupe ? Une semaine après le départ d'un navire chinois censé inaugurer une liaison régulière, un porte-conteneurs sud-coréen est à son tour parti pour l'Europe via l'Arctique , samedi 22 août. Le Panstar Acro a largué les amarres depuis le port de Busan, dans le sud de la Corée du Sud.

Ces deux départs sont l'illustration la plus récente de l'attrait de cette route polaire, rendue plus facilement pratiquable par le réchauffement climatique d'origine humaine, aux yeux d'une marine marchande qui souffre des conséquences de la guerre au Moyen-Orient . En 2025, déjà, 23 porte-conteneurs étaient passés par la route maritime du Nord, un record, contre 15 en 2024, d'après une analyse des données de l'assureur Allianz Commercial. Mais les différentes contraintes liées à la banquise rendent toujours cette alternative incertaine.

Le trafic au Moyen-Orient via le détroit d'Ormuz est sur courant alternatif depuis plusieurs mois en raison de la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran, et n'a jamais retrouvé son niveau d'avant le début du conflit, fin février. Avec le blocage du détroit par Téhéran, auquel s'ajoutent les menaces des houthis sur la mer Rouge, un autre passage stratégique, le trafic maritime entre l'Asie et l'Europe passe donc le plus souvent par le Cap de Bonne-Espérance, au sud du continent africain, ce qui rallonge le trajet.

Les pays asiatiques, dont les approvisionnements en hydrocarbures ont été lourdement affectés par cette guerre, voient donc dans cette nouvelle route un moyen de diversifier leurs options. La route arctique "est appelée à devenir une alternative aux routes du Moyen-Orient" , a récemment déclaré Nam Jae-hon, vice-ministre sud-coréen des Océans. Séoul espère mettre en place un service régulier d'ici à 2030.

La Chine, elle, avait lancé son projet de Route de la soie polaire dès 2018. Et fin 2025, Pékin et Moscou se sont entendus pour développer cette route maritime. Elle longe en effet les côtes nord de la Russie, laquelle y contrôle donc la navigation. "L'administration russe (...) fournit les autorisations de passage et une escorte de brise-glaces" , note l'Observatoire de l'Arctique . Or, Moscou a été placé sous sanctions internationales depuis le début de la guerre déclenchée contre l'Ukraine en 2022.

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