Une enquête pour "homicide involontaire" ouverte à Toulouse après la mort d'un ouvrier écrasé sur le chantier du métro
Coup de théâtre après la mort d'un employé sur le chantier de la ligne C du métro toulousain lundi 3 août 2026. L'autopsie a révélé que l'homme de 48 ans a succombé à un écrasement, contrairement à ce qu'affirmait son employeur, qui évoquait un malaise. Une enquête pour "homicide involontaire" a été ouverte par le parquet de Toulouse.
Lundi 3 août 2026, un ouvrier est décédé sur le chantier de la ligne C du métro toulousain alors qu'il effectuait une opération de manutention sur un viaduc situé à Labège (Haute-Garonne). D'après Alstom, la société qui employait cet intérimaire, l'homme de 48 ans aurait succombé à un malaise. Mais les résultats de l'autopsie viennent infirmer cette hypothèse.
D'après une information de La Dépêche du Midi que nous sommes en mesure de confirmer, l'autopsie réalisée sur le corps de la victime révèle une mort par " écrasement ". L'ouvrier qui réalisait son premier jour de travail sur le chantier n'a donc pas succombé à un malaise comme le laissait entendre son employeur.
Une enquête a été ouverte par le parquet de Toulouse pour "homicide involontaire". " Ce dont nous nous préoccupons prioritairement, c’est d’établir les conditions dans lesquelles cet intérimaire a perdu la vie puisque l’autopsie établit qu’il y a eu un écrasement. Notre priorité, et on le doit à sa famille, c’est donc de savoir comment il a perdu la vie, et qui en est responsable ", a indiqué le procureur de la République David Charmatz dans un courrier adressé à France 3 Occitanie.
La Dépêche du Midi précise par ailleurs qu'au moment du drame, des personnels d'Alstom auraient demandé aux autres intérimaires présents de quitter les lieux. Une source proche de l'enquête déclare que " l'éventualité d'une modification de l'état des lieux est prise très au sérieux ". Le corps aurait-il été déplacé ?
" Ce n’est que dans un second temps qu’il conviendra de s’interroger sur les premières déclarations qui faisaient état d’un malaise, ces versions n’étant pas nécessairement dictées par la volonté de dissimuler l’accident du travail. Quant à une modification des lieux par un déplacement du corps, il est bien trop tôt pour l’envisager et a fortiori pour le dire ", détaille David Charmatz.
D'autant plus que ce n'est pas la première fois qu'un accident mortel survient sur les travaux de la ligne C du métro toulousain, dont la mise en service est prévue fin 2028. Le 4 mars 2024, la structure d’un pont en béton s’était écroulée causant la mort d'un ouvrier et en blessant plusieurs autres.
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