Karoline Leavitt quitte la Maison-Blanche, et Trump perd “sa porte-parole préférée”
“La porte-parole de la Maison-Blanche Karoline Leavitt quittera le gouvernement à la fin du mois d’août : c’est l’un des départs majeurs du second mandat de Trump, à moins de trois mois des élections de mi-mandat, souligne The Washington Post . Âgée de 28 ans, elle était la plus jeune de l’histoire à ce poste et la première à donner naissance en fonction. Elle est une fidèle conseillère du président Donald Trump, qui a joué un rôle de premier plan dans sa tentative de refaçonner la présidence et de saper la confiance dans l’information traditionnelle”, résume le quotidien de la capitale fédérale.
Karoline Leavitt a eu une fille en mai dernier et c’est pour s’occuper de ses enfants (elle a aussi un garçon de 2 ans) qu’elle quitte son poste, a affirmé Trump sur son réseau Truth Social, mercredi 12 août, ajoutant qu’elle resterait “l’une de [s]es principales conseillères extérieures”.
Stagiaire, puis membre de l’équipe de communication de la Maison-Blanche sous la première présidence du républicain, elle “s’est vite taillé une réputation sulfureuse” après son retour au pouvoir, notamment pour ses prises de bec avec des journalistes. Comme le rappelle aussi le Washington Post , “elle a invité des influenceurs et des podcasteurs à se joindre aux journalistes traditionnels accrédités à la Maison-Blanche et commençait chaque point de presse par une question du représentant des ‘nouveaux médias’, place qui revenait souvent à des influenceurs d’extrême droite soutenant ouvertement le président” .
Avec ce style pugnace, elle aura tenu ce poste très exposé “plus longtemps que tous ses prédécesseurs, à une exception près”, relève le Financial Times , à savoir Sarah Huckabee Sanders, porte-parole de 2017 à 2019, qui toutefois “fuyait les médias, tenant bien moins de points de presse” .
“La première membre de la génération Z à occuper cette fonction aura été pour son patron septuagénaire un porte-voix bien plus efficace que les précédents, rembarrant les journalistes à certaines questions, mettant en cause leurs motivations et s’attirant les éloges du président pour ses ‘lèvres mitrailleuses’ ”, cite le journal en reprenant une formulation quelque peu gênante de Trump. Avec ce départ, en somme, le président “perd sa porte-parole préférée”. Lui et ses conseillers auront désormais “la tâche ardue de trouver” un ou une successeur.
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