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Présidentielle 2027 : à Blois, la rentrée du PS parasitée par l’affrontement à venir entre Faure et Glucksmann

Le HuffPost ·
Présidentielle 2027 : à Blois, la rentrée du PS parasitée par l’affrontement à venir entre Faure et Glucksmann

Vendredi après-midi, à Blois, alors que Raphaël Glucksmann et Boris Vallaud s’expriment sous une nuée de caméras, Olivier Faure débarque à l’improviste. Le patron du Parti socialiste a bien l’intention de rappeler qu’il est ici chez lui, et interrompt l’eurodéputé pour lui serrer la main. Grise mine côté Glucksmann, où l’on apprécie moyennement de s’être fait voler la vedette.

Les deux hommes devraient, sauf retournement majeur de situation, s’affronter dans le cadre de la primaire sociale-démocrate prévue début octobre. Raphaël Glucksmann l’a officialisé dimanche sur le plateau du « 20 heures » de TF1 ; Olivier Faure devrait le faire dans les prochains jours.

À Blois, où se tiennent comme chaque année les universités d’été du PS , les discussions ont largement tourné autour de ce duel à venir. Chaque militant, chaque cadre, chaque élu est presque sommé de se positionner. Mais Olivier Faure le promet : il n’y aura « pas de sang sur les murs » , et la primaire offrira un « débat sérieux, passionné » . « On a un intérêt commun à ce que les choses se passent bien , confirme Boris Vallaud, le chef des députés PS, auprès du HuffPost. Il nous faut une primaire propre, respectueuse » .

Une conviction largement partagée au sein d’un Parti socialiste pourtant habituée aux foires d’empoigne. « Si l’image que le PS donne, c’est de se déchirer sur tous les sujets, on sera dans une décrédibilisation totale » , affirme le secrétaire général du parti Pierre Jouvet, lui aussi convaincu que la campagne sera « belle » et que « tout le monde se mettra derrière le candidat désigné » , quel qu’il soit.

Pourtant, dans un camp comme dans l’autre, on sent une réelle animosité. Dans l’entourage d’Olivier Faure, on se plaît à rappeler que c’est le Premier secrétaire qui est allé chercher l’essayiste en 2019 pour lui proposer de prendre la tête de la liste PS aux européennes. Tout en minorant les qualités supposées de l’eurodéputé. « Raphaël Glucksmann est aussi haut parce que la nature a horreur du vide » , tacle ainsi la députée Dieynaba Diop, qui considère que la très prochaine entrée en campagne d’Olivier Faure « peut changer la donne » .

En petit comité, le patron du PS ne manque jamais de rappeler que « Place publique a sûrement un programme » , mais « qu’on ne le connaît pas encore » . Façon d’expliquer pourquoi il ne sait pas quelles « convergences » il a avec Raphaël Glucksmann sur le fond. « Nous ne sommes pas dans le même parti donc nous n’avons pas la même sensibilité » , explique-t-il. « C’est vrai qu’il y a un certain nombre de divergences, notamment sur le rapport à LFI » , pointe Aurore Lalucq, la co-présidente de Place publique, auprès du HuffPost .

Pour le moment, Raphaël Glucksmann jouit d’une importante longueur d’avance sur ses adversaires, et singulièrement sur Olivier Faure, puisqu’il est donné très haut dans les sondages. « Entre quelqu’un à 0 % et quelqu’un à 15 %, il n’y a pas match , cingle le député européen François Kalfon, rallié à Raphaël Glucksman, auprès du HuffPost. On ne fait pas campagne pour être une candidature de témoignage ».

Chez les militants, le statut de favori de Raphaël Glucksmann n’est pas si évident.

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