"Il ne faut pas penser que nous trouverons plus d'eau ailleurs" : à sec, les communes livrées à elles-mêmes
L'eau potable se raréfie, en particulier dans les zones rurales. Démunies, les communes bricolent des solutions, appuyées par les préfectures. Des réponses d'urgence qui révèlent l'absence de stratégie structurelle de l'État.
L 'alimentation en eau potable de 50 départements est fragile et plus de 40 000 Français subissent d'ores et déjà des coupures au robinet. Le constat dressé ce mercredi 12 août par Monique Barbut , ministre de la Transition écologique, lors du comité d’anticipation et de suivi hydrologique, a de quoi alarmer. « La semaine dernière, l'approvisionnement de plus de 550 000 habitants était ainsi considéré comme étant en tension et l'approvisionnement de près de trois millions d'habitants placé en vigilance » , poursuit-elle.
Face à l'urgence, l'heure est au serrage de vis, d'après Monique Barbut. La ministre appelle ainsi les préfets à « prendre sans délai les arrêtés de restriction [d'eau] », à réduire les dérogations – lorsqu'il y en a – et systématiser les contrôles. « La sobriété devra devenir notre premier réflexe : cela vaut pour les particuliers, les collectivités, l’agriculture, l’industrie » , résume-t-elle. S'il est difficile de la contredire, Monique Barbut oublie néanmoins que les politiques locales sont sur les chapeaux de roues et bricolent quotidiennement, tant bien que mal. Des solutions d'urgence de terrain, sans vision stratégique nationale venue de l'État.
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