Le puits au fond du jardin, rêve d’autonomie ou appropriation privée de la ressource en eau ?
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Foi de puisatier, un été caniculaire est un été laborieux. « Dès qu’il fait chaud, je reçois beaucoup d’appels. C’est comme pour la clim ! » lance l’un des derniers professionnels installés dans les Landes. Même constat en Bourgogne, chez un confrère qui crée ou réhabilite des puits : « Au premier coup de chaud, mon téléphone sonne. » Et dans la Creuse, frappée par une sécheresse exceptionnelle, Yoann Sudre, sourcier et prothésiste dentaire de profession, a compté en l’espace de quelques jours quatre sollicitations de particuliers. Tous n’iront pas jusqu’à forer leur sol, mais caressent un rêve d’autonomie : voir jaillir de l’eau des entrailles de leur terre. Il faut dire qu’avec le changement climatique la ressource hydrique n’a jamais été aussi précieuse et disputée…
Se pencher sur les puits et forages creusés chez les particuliers, c’est s’intéresser à un « angle mort hydrologique » : impossible d’obtenir des chiffres fiables sur leur nombre. Dans une note d’avril 2024 [ PDF ], France Stratégie donne un ordre de grandeur : 9 % des maisons…
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