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Ministères, entreprises, fédérations sportives… Depuis le début de l’année, les cyberattaques sont légion en France

Ouest-France ·
Ministères, entreprises, fédérations sportives… Depuis le début de l’année, les cyberattaques sont légion en France

Le fisc français a été piraté à la fin du mois de juin selon Bercy, qui l’a annoncé jeudi 13 août 2026 dans un communiqué, confirmant que 678 000 lignes de données fiscales avaient été extraites (393 000 concernant des particuliers et 285 000 des professionnels). Depuis le début de l’année, plusieurs institutions françaises tels que des ministères, des entreprises publiques et même des fédérations sportives ont été concernés par des vols de données à plus ou moins grande échelle. En voici une liste loin d’être exhaustive.

Le 19 janvier, c’est l’Urssaf (Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales) qui est victime d’un accès frauduleux aux données de la « déclaration préalable à l’embauche » . Ces « données consultées et potentiellement extraites » sont le nom, le prénom, la date de naissance, le Siret de l’employeur et la date d’embauche. « Aucun numéro de Sécurité sociale, aucune adresse mail ou postale, aucun numéro de téléphone ni aucune coordonnée bancaire ne sont concernés » , précise toutefois l’organisme.

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Les données concernent « 12 millions de salariés ayant fait l’objet d’une nouvelle embauche depuis moins de trois ans » . Une plainte pénale a été déposée auprès du procureur de la République, annonce l’Urssaf suite à cette attaque.

L’organisme a fait face à de nombreuses attaques hormis la prise de ces données.

Le lundi 23 mars, le ministère de l’Éducation nationale annonce que les données d’environ 243 000 de ses agents, principalement des enseignants, ont été piratées le 15 mars . Noms, prénoms, adresses postales, numéros de téléphone et périodes d’absence sans mention du motif sont les données piratées.

Le même mois, le Secrétariat général de l’Enseignement catholique est également victime d’une cyberattaque visant une application de gestion du premier degré. L’attaque entraîne un accès non autorisé à des données administratives et personnelles de plus de 1,5 million d’élèves, familles et enseignants. Les parents d’élèves sont invités par les autorités éducatives à « rester particulièrement vigilants face aux courriels, SMS ou appels se réclamant de l’établissement » et à modifier leurs mots de passe.

Une semaine plus tard, le 30 mars, le ministère de l’Intérieur rapporte à son tour avoir « détecté l’accès, par action malveillante, à un compte d’une entreprise utilisatrice du système d’information sur les armes (SIA), entraînant l’extraction de données commerciales présentes dans ce compte, dont certaines sont susceptibles de contenir les données personnelles de propriétaires d’armes et des données relatives à des transactions d’armes ».

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Le parquet de Paris annonce l’ouverture d’une enquête et l’incident est signalé à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil).

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