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Formation : les salariés de l’Afpa dans la crainte de l’annonce d’un plan social « brutal » mardi

Ouest-France ·
Formation : les salariés de l’Afpa dans la crainte de l’annonce d’un plan social « brutal » mardi

Des syndicats de l’ Agence nationale pour la formation des adultes (Afpa) craignent l’annonce d’un important plan social mardi 15 septembre 2026 et organisent un rassemblement à Montreuil (Seine-Saint-Denis) devant le siège de l’agence, en difficulté depuis des années. Un conseil d’administration doit se tenir le matin puis un conseil social et économique central dans l’après-midi.

Dès janvier, le directeur général « annonçait une diminution des effectifs ainsi que des fermetures et/ou regroupements de centres », soulignent la CGT, FO et Sud dans un communiqué commun, disant craindre que les annonces attendues mardi se traduisent « par des mesures brutales pour les salariés et les établissements ».

« On s’attend à des annonces brutales du niveau de ce qui circule » dans la presse, a déclaré à l’ Agence France-Presse Yannick Biliec, secrétaire de la Fédération éducation, recherche et culture (FERC) de la CGT, à laquelle est rattachée la CGT de l’Afpa. Selon le magazine Marianne, 841 suppressions de postes sont prévues ainsi que la fermeture de trente-neuf sites.

Créée en 1949, l’Afpa se présente comme « le premier organisme de formation professionnelle qualifiante » à l’intention des salariés et des demandeurs d’emploi. L’agence, qui a connu un plan social en 2018, est en difficulté depuis des années et a vu ses effectifs fondre. Elle compte aujourd’hui 126 centres dans toute la France et quelque 6 000 salariés.

« L’État ne finance plus la formation en disant que c’est la compétence des régions et les régions mettent le peu de budget qu’il leur reste sur autre chose que la formation », déplore David Bulgheroni, président de la CFE-CGC de l’Afpa, premier syndicat.

Les annonces de mardi pourraient constituer une étape avant une disparition pure et simple de l’agence, redoute-t-il. « On nous demande d’être rentables à horizon 2029, sinon on disparaît », résume-t-il, regrettant que ne soient pas prises en compte « toutes les économies d’allocations chômage qu’on fait réaliser à la société ».

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