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« Sortir des fantasmes » : le festival international du film insulaire de Groix se réinvente pour sa 25e édition

Ouest-France ·
« Sortir des fantasmes » : le festival international du film insulaire de Groix se réinvente pour sa 25e édition

L’imaginaire sera au coeur de la 25 e édition du festival International du Film de Groix (FIFIG). Un choix que les programmatrices Jeanne Hardy et Laodice Kolk expliquent à Ouest-France.

Comment vous est venue l’idée de cette thématique sur « les îles imaginaires » ?

Jeanne Hardy (programmatrice). D’habitude, nous mettons une île, un archipel ou une région insulaire du monde à l’honneur. Cette année, nous avons eu envie de sortir des territoires pour emmener notre programmation vers d’autres possibles et d’autres formes de récit. Nous ne mettrons pas pour autant la partie documentaire de côté mais il y aura un peu plus de place dédiée à la fiction.

Laodice Kolk (programmatrice). Ce thème n’est pas sorti de notre chapeau comme ça ! Nous l’avions déjà évoqué il y a une dizaine d’années mais ce n’était pas encore le moment. Nous avons estimé en revanche que c’était un joli timing pour nos 25 ans. Et puis ce thème colle bien avec notre envie d’amener de la poésie dans une époque qui en a grand besoin.

Lire aussi : A l’île de Groix, le Festival international du film insulaire lève l’ancre vers les îles imaginaires

Les îles imaginaires… c’est vaste ! Comment avez-vous déterminé les contours de ce thème ?

JH. Nos idées ont évolué au fil des visionnages. Nous avons essayé de ne pas aller dans le sens d’une première lecture du mot imaginaire mais, au contraire, cherché à le déconstruire.

LK. Nous avons eu envie de revenir à l’imaginaire pour repenser le monde d’aujourd’hui et repenser les récits qui portent ces nouvelles manières de voir le monde. L’imaginaire est un concept qui évolue selon l’époque et le lieu depuis lequel on le regarde. Les îles imaginaires d’hier ne sont pas celles d’aujourd’hui. Cette démarche nous a permis de sortir d’une vision hégémonique très centrée sur les récits coloniaux pour laisser de la place à la manière dont les peuples insulaires se racontent.

JH. Depuis ses débuts, le FIFIG s’est efforcé de ne pas projeter de films cartes postales mais de raconter les îles de l’intérieur, en mettant en avant les problématiques des insulaires. Cette année plus que les années précédentes, nous allons nous attacher à sortir des fantasmes.

LK. Au total, 70 films – dont des courts-métrages – seront projetés dès le mercredi 19 août matin jusqu’au dimanche 23 août. En parallèle, les festivaliers pourront assister à des concerts et des spectacles d’art vivant gratuits, visiter des expositions et participer à des rencontres littéraires.

Du 19 au 23 août 2026, Films projetés dans les salles de Port-Lay, au Cinéma des familles et à la Salle des fêtes, dans le Bourg. Forfait festival : 80 € (réduit 40 €). Billet 6 séances : 36 €. Billet 1 séance : 7 €. Pas de billetterie en ligne. filminsulaire.com

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