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Un ex-professeur de Cambridge mêlé à un scandale de plagiat retrouvé mort

La Croix ·
Un ex-professeur de Cambridge mêlé à un scandale de plagiat retrouvé mort

Un professeur de l’université de Cambridge, Jason Arday, récemment démissionnaire, a été retrouvé mort vendredi 14 août, sa famille dénonçant une « campagne de harcèlement » à son égard. Il s’était retrouvé au cœur d’un retentissant scandale de plagiat, marqué par des accusations de racisme,

Face aux doutes qui s’accumulaient sur ses travaux et sur ses affirmations concernant son parcours jusque-là considéré comme modèle, ce Britannique de 41 ans avait démissionné le 5 août de la prestigieuse université britannique, dont il était devenu en 2023 le plus jeune professeur noir.

Très médiatisée à l’époque, la nomination de cet enseignant charismatique aux origines modestes avait tourné ces dernières semaines en une affaire de plus en plus embarrassante pour la réputation de l’institution. Elle était devenue un symbole, pour la presse de droite et une partie du monde universitaire, des errements ou dysfonctionnements provoqués par les politiques de diversité.

« Jason a été la cible d’une campagne de harcèlement continu pendant plus de trois ans après avoir accepté son poste de professeur » , a dénoncé sa famille, dans un communiqué diffusé par son éditeur Simon&Schuster. « Cette campagne de désinformation a été insupportable pour Jason, qui était un homme doux et qui a toujours voulu voir le meilleur en chacun » . La police de Londres avait auparavant indiqué que ses agents avaient constaté la mort d’un homme de 41 ans, dont l’identité n’était pas précisée, dans un bâtiment du quartier de Battersea.

Le scandale a éclaté lorsque certains universitaires et des articles de presse ont accusé Jason Arday d’avoir plagié des passages de sa thèse de doctorat. Ces accusations ont été initialement formulées par un chercheur américain, Nathan Cofnas, lui-même renvoyé de Cambridge en 2024 après avoir été accusé de racisme.

Les allégations ont été exploitées par les journaux britanniques de droite et certains commentateurs, qui affirmaient que l’enseignant avait indûment tiré profit des politiques de diversité, d’égalité et d’inclusion.

Après avoir défendu son professeur et dénoncé une « ignoble campagne » le visant, Cambridge avait fini par ouvrir une enquête début août. Jason Arday avait alors démissionné de ses postes de professeur de sociologie de l’éducation et de membre du Jesus College – une faculté de l’université. Dans une lettre diffusée en ligne, il avait expliqué que c’était « la seule façon » de mettre fin à une « période difficile » , tout en assurant que cette décision ne devait pas être « interprétée à tort comme une acceptation des récits qui ont circulé à mon sujet » .

Plusieurs journaux ont publié des enquêtes sur Jason Arday. Elles contestaient certains de ses travaux mais aussi des éléments de son parcours, par exemple le fait qu’il aurait couru trente marathons en 35 jours ou qu’il aurait collecté des millions de livres sterling pour des œuvres caritatives.

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