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La moitié des 50.000 suppressions de postes supplémentaires annoncées par Volkswagen concerneront l'Allemagne

BFMTV ·
La moitié des 50.000 suppressions de postes supplémentaires annoncées par Volkswagen concerneront l'Allemagne

Pour atteindre cet objectif, l'entreprise a dit vouloir "miser autant que possible" sur des départs volontaires ainsi que sur une "politique d'embauche restrictive". Environ la moitié des 50.000 suppressions de postes supplémentaires prévues à Volkswagen toucheront l'Allemagne, a indiqué ce mardi le patron du groupe, tentant de rallier des salariés remontés contre le vaste plan social du constructeur en crise.

Lors d'une assemblée du personnel au siège à Wolfsbourg (nord), le président du directoire du groupe aux dix marques, Oliver Blume, a prononcé un discours très attendu sur les modalités du deuxième plan social, après celui de 2024, prévu face à la crise qui frappe le premier constructeur automobile européen.

Volkswagen dans un état "plus que critique" ? – 24/08 5:51 "Réduire les coûts ne constitue pas une stratégie d'avenir" Autre annonce, le directoire continuera "à miser autant que possible" sur des départs volontaires - notamment à la retraite, des accords à l'amiable, ainsi qu'une "politique d'embauche restrictive". "Nous définirons les mesures concrètes en concertation avec les représentants des salariés", a-t-il conclu.

Alors que plane le spectre de fermetures de sites en Allemagne, l'objectif est de "dégager dans les six à douze prochains mois des perspectives solides", a expliqué Olivier Blume. Il a aussi reconnu que les sites d'Emden, Hanovre, Zwickau et Neckarsulm ne disposaient pas encore de perspectives de production viables pour les années 2030, tout en assurant que leur fermeture serait "toujours la solution de dernier recours et la plus coûteuse".

Ces explications n'ont guère convaincu les représentants du personnel du syndicat majoritaire IG Metall. "On ne peut pas travailler avec un patron qui ne dit pas à ses salariés ce qu'il en est réellement!", a déclaré dans un communiqué Daniela Cavallo, présidente du comité d'entreprise, estimant que la confiance dans la direction, et en particulier dans Olivier Blume, était désormais "abîmée".

"Réduire les coûts ne constitue pas, à lui seul, une stratégie d'avenir", a affirmé le responsable régional d'IG Metall, Thorsten Gröger. Il a rappelé que les salariés avaient déjà consenti d'importants sacrifices et qu'ils contribuaient à hauteur de 1,5 milliard d'euros aux efforts de redressement. "Volkswagen ne peut pas continuer à se rétrécir jusqu'au jour où les chaînes de montage finiront par s'arrêter", a-t-il martelé.

Les syndicats exigent désormais des garanties sur les investissements promis, les futurs modèles et la charge de travail des usines allemandes, accusant la direction de remettre en cause certains engagements pris lors des accords conclus en 2024. "Si le directoire persiste à ne miser que sur les suppressions d'emplois et les coupes budgétaires, nous nous y opposerons de toutes nos forces", a averti Thorsten Gröger, alors que la perspective de mouvements sociaux, y compris de grèves, n'est plus exclue.

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