Un parc d’attractions Dragon Ball à côté de Paris ? Le projet saoudien à un milliard qui fait trembler Disneyland Paris et le parc Astérix
Un projet est à l’étude pour transformer l’ancien site de Mirapolis, ce parc d’attractions ouvert en 1987, en un complexe dédié au Manga Dragon Ball. Le budget est estimé à un milliard d’euros pour ce nouveau parc qui pourrait voir le jour dans un secteur en pleine accélération.
Le 20 mai 1987, Jacques Chirac, alors Premier ministre, fait le déplacement jusqu’à Courdimanche, une des communes de l’agglomération de Cergy-Pontoise, pour l’inauguration d’un parc d’attractions flambant neuf : Mirapolis. Derrière une statue géante de Gargantua, le héros de l’écrivain François Rabelais, haute de 35 mètres, les visiteurs découvrent une multitude de manèges. Alors que ni Disneyland Paris, ni le Parc Astérix n’existent encore, le Mirapolis fait figure de pionnier. Le lieu, financé par le milliardaire saoudien Ghaith Pharaon met finalement la clé sous la porte seulement quatre ans après son ouverture en raison de difficultés financières.
Presque 40 ans plus tard, l‘histoire semble se répéter. Une société saoudienne, Qiddiya Investment Company, filiale du fonds souverain saoudien Public Investment Fund (PIF) dédiée au divertissement, au sport et à la culture, lorgne sur les 55 hectares de friches de Mirapolis. L’objectif ? Les transformer en un parc d’attractions sur le thème du manga à succès Dragon Ball.
Selon des informations de Politico confirmées par l’AFP, des discussions seraient en cours entre Qiddiya, l’Elysée, la région Île-de-France, les communes concernées ainsi que les agences d’attractivité françaises. Budget estimé : plus d’un milliard d’euro selon Politico.
Un pari risqué mais pas insensé tant les success stories de parc d’attractions se multiplient en France et en Europe. L’Hexagone compte environ 650 parcs de loisirs (parcs d’attractions, animaliers, châteaux…) qui accueillent plus de 70 millions de visiteurs par an, affirme Laura Gournay, déléguée générale du Snelac (Syndicat national des espaces de loisirs, d’attractions et culturels). Le secteur génère un chiffre d’affaires global de 4 milliards d’euros par an, ajoute-t-elle. Loin devant ses concurrents, le géant français Disneyland Paris affiche à lui seul 2,7 milliards d’euros de revenus annuels (2025).
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