Premier débat de la présidentielle 2027 : les principales propositions des candidats
Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Bruno Retailleau, Raphaël Glucksmann, Marine Tondelier, Gabriel Attal et Édouard Philippe ont échangé jeudi en clôture de l'université d'été du Medef, lors d'un premier débat en vue de la présidentielle 2027. France 24 revient sur les principales propositions économiques évoquées par les candidats.
Par : FRANCE 24 Un match à sept sur le court central de Roland-Garros : le Medef a organisé jeudi 27 août le premier grand débat entre les principaux candidats à la présidentielle, dont Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon , questionnés sur leur projet économique par des chefs d'entreprise.
En fin d'après-midi, durant 2 h 30, l'arène du tennis a été occupée par la dirigeante du Rassemblement national, actuelle favorite des sondages, le leader insoumis, crédité d'une dynamique susceptible de le hisser au second tour, mais aussi le duo du bloc central Édouard Philippe et Gabriel Attal , le néo-candidat social-démocrate Raphaël Glucksmann , le président des Républicains Bruno Retailleau et l'écologiste Marine Tondelier .
France 24 revient sur les principales déclarations des différents candidats à l'occasion de ce premier débat.
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• Réduction de l'indemnisation chômage et fin de "l'open bar des arrêts de travail" pour Édouard Philippe
Édouard Philippe a donné le ton en dégainant, dans un entretien à l'AFP, des propositions qui devraient séduire les patrons français : la réduction à 12 mois (contre 18 aujourd'hui) de l'indemnisation chômage pour les moins de 50 ans, mais aussi sa volonté de "mettre fin à l'open bar des arrêts de travail".
"Sur l'assurance chômage, ma direction c'est de faire comme l'Allemagne. Douze mois d'indemnisation maximum pour les moins de 50 ans", a déclaré l'ancien Premier ministre. La durée maximale d'indemnisation est actuellement de 18 mois pour les moins de 55 ans, depuis une réforme intervenue en 2023 qui avait déjà réduit de six mois l'ouverture des droits, jusqu'alors possible jusqu'à 24 mois. Cette durée sera portée à 15 mois en cas de rupture conventionnelle à partir du 1 er septembre 2026, selon une nouvelle réforme.
Le candidat à l'élection présidentielle a aussi promis de mettre fin à l'"open bar des arrêts de travail". "L'évolution actuelle des arrêts de travail liés à la maladie, c'est, en valeur, une augmentation de presque 40 % entre 2019 et 2025." "Une dérive préoccupante", "pas simplement pour les comptes – ça l'est, de l'ordre de 17 milliards d'euros [annuels]", mais aussi "pour l'activité des entreprises et des administrations" et "pour l'ambiance au travail", a jugé Édouard Philippe.
"En Espagne, on indemnise mieux les congés longs. En revanche on est plus dur avec les congés courts. On peut s'inspirer de cette logique et par exemple renforcer les journées de carence d'ordre public" : "Le premier jour, les deux premiers jours ne seront pas indemnisés lorsque c'est un arrêt ponctuel", a-t-il prôné.
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