Crue dans l'Himalaya: les opérations de recherches et l'évacuation des rescapés se poursuivent
Au Népal, le gouvernement a accepté l'aide de la communauté internationale pour accélérer les recherches. Une aide qu'il avait d'abord rejetée vendredi avant de changer d'avis quelques heures plus tard affirme ce matin le quotidien népalais Kathmandu Post . Le dernier bilan fait état d'au moins 633 morts et de 3000 disparus. Dans la zone de Bidur, à deux heures de route de Katmandou, les rescapés prennent leur mal en patience.
Écouter - 01:37 Par : RFI Publicité Lire la suite Avec notre envoyé spécial dans la zone de Bidur, Emmanuel Derville
La base militaire de Bidur s'est transformée en bouée de sauvetage pour la population. Une longue file de villageois patiente devant le portail. Les soldats ne laissent entrer personne. Ils sont trop occupés à prendre en charge ceux qui ont été héliportés depuis les zones sinistrées alors que d'autres veulent retrouver leur maison à tout prix.
« On attend tous qu'un hélico nous emmène. On veut rentrer au village. Ça fait trois jours qu'on patiente », explique un homme.
L'armée a promis que leur tour viendrait. Mais ses appareils sont trop occupés à évacuer les sinistrés coincés chez eux . Elle donne la priorité aux plus fragiles. Januka vient juste de retrouver son fils de deux ans. « Il va à la garderie de l'autre côté de la rivière. L'inondation a eu lieu après que les enfants sont arrivés à l'école. L'établissement n'a pas été touché mais le pont a été emporté. Il est resté à l'école plus de deux jours. »
Quatre cent mètres plus loin, une dizaine de feuilles de papier ont été collées sur un mur. Les listes compilent les noms des personnes héliportées. Chacun cherche désespérément un proche.
Lal Maya attend le retour de ses trois petits-enfants qui ont trouvé refuge chez un voisin. « Ils sont dans une maison qui a survécu à la crue. Elle est juste au-dessus du marché qui a été dévasté. Mais si une autre crue arrive, je ne sais pas si elle tiendra », s'inquiète-t-elle.
Faute de moyens aériens suffisants, les autorités commencent à rouvrir certains axes. À vingt kilomètres au nord de Bidur, la population du village de Dhunche a pu commencer à repartir à pied avant d'être évacuée par la route selon la presse népalaise ce samedi matin.
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