"Un, deux ou trois centimes sur les pâtes": moins de légumes et de blé à cause de la sécheresse, l'industrie agroalimentaire veut des hausses de prix
La réduction des rendements agricoles a des répercussions sur l'industrie agro-alimentaire, qui subit également des hausses de coût à cause de la guerre au Moyen-Orient. Le réchauffement climatique frappe de plein fouet l'agriculture française . Et cet été 2026 caniculaire a aussi des répercussions en chaîne sur l'industrie agroalimentaire. "Ça touche forcément aussi les transformateurs, nous subissons les baisses de productions agricoles, végétales ou animales", témoigne Jean-François Loiseau, président de l'Ania (Association nationale des industries alimentaires), invité de BFM Business.
Fruits et légumes, céréales et notamment blé dur... De nombreuses matières premières agricoles, ingrédients de base pour produire des aliments transformés, subissent des baisses de production à cause de la sécheresse.
Mais ce n'est pas la seule crise à laquelle l'industrie agro-alimentaire est confrontée selon lui. Il cite également la guerre au Moyen-Orient. "L'augmentation des prix du pétrole a un impact sur la logistique, sur le prix des plastiques, sur les gaz (notamment le CO2 sur la chaîne du froid), que nous devons répercuter normalement auprès des distributeurs", assure-t-il.
"Pour la première fois cette année, dans l’agroalimentaire, nous fermons plus d’usines que nous en ouvrons. Ce n'est pas normal dans un pays comme la France", fait valoir le président de l'Ania. Il estime ces hausses à "quelques centimes", par exemple "un, deux ou trois centimes sur les pâtes" ou "peut-être un centime sur la farine ou la charcuterie".
Les hausses de prix des produits alimentaires sont décidées chaque année, dans le cadre des négociations commerciales - souvent tendues - entre distributeurs et industriels.
Côté distributeurs, Michel-Édouard Leclerc a confirmé ce matin une hausse, mais a assuré qu' il rognerait sur ses marges pour que le prix payé par le consommateur n'augmente pas. "Il va y avoir un coût. On achètera plus cher et on prendra sur nos marges, on ne répercutera pas sur le consommateur. Je ne pense pas qu'il y aura une grosse inflation", a-t-il déclaré sur TF1 ce mercredi 2 septembre.
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